Guépard du Jour : Sankara Simbia, l’élégance d’un leader au service du collectif

Il est de ceux dont la présence rassure et dont la parole apaise. A 38 ans, Sankara Simbia incarne la mémoire, la constance et l’ambition retrouvée du handball béninois. Capitaine des Guépards, le demi-centre s’avance à Kigali avec le statut des anciens et l’enthousiasme d’un pionnier, à l’occasion du retour du Bénin à la Coupe d’Afrique des nations seniors hommes de handball, trente ans après sa dernière apparition.

Né le 16 novembre à Parakou, Sankara Simbia embrasse très tôt le handball. Son parcours épouse celui d’un bâtisseur patient. De Cyclone de Parakou en Division 2 entre 2007 et 2008, puis l’UAC HBC, avant d’atterrir dans l’équipe de Flowers CNSS, le natif de Parakou a gravi les échelons et évolue depuis peu au sein du club portuaire de l’Aspac. Champion du Bénin avec Flowers, il s’est non seulement forgé une réputation de meneur, travailleur et loyal, mais aussi respecté dans les vestiaires comme sur le parquet.

Physiquement, l’homme ne triche pas. Haut de ses 1,77 m pour 75 kg, il ne domine pas par la puissance brute, mais par l’intelligence du jeu, la vision périphérique et la justesse des transmissions. Demi-centre, Sankara Simbia est une boussole tactique. Il temporise, accélère, organise et assume ses responsabilités dans le jeu. Moralement, il est un capitaine de devoir, adepte du collectif avant l’ego, de l’humilité avant la fanfaronnade.

Vainqueur en 2025 de la 2ᵉ édition du tournoi de l’ACNOA Zone 3 à Ouagadougou avec la sélection nationale, face au Ghana en finale, il aborde la CAN Rwanda 2026 sans complexe. « Nous ne ressentons pas de pression particulière », confie-t-il. Pour lui, l’essentiel est de jouer match après match, de défendre chèrement chaque ballon et rappeler que le Bénin n’est plus un figurant.

A la CAN rwandaise à Kigali, Sankara Simbia ne promet pas des miracles. Il promet mieux l’engagement total et la fierté retrouvée. Et cela, pour un peuple sportif en quête de repères, vaut déjà beaucoup.

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Barry Babatchene : « Entre le Maroc et le Congo, on a senti une nette progression »

Présent à Kigali dans le cadre de la campagne handball, l’entraîneur d’Énergie Handball Club de Cotonou, Barry Babachéné, a suivi de près les prestations des Guépards handballeurs du Bénin. Entre manque de préparation, progression notable d’un match à l’autre et prudence face à la redoutable sélection cap-verdienne, le technicien livre une analyse mesurée et réaliste du retour béninois sur la scène continentale, trente ans après sa dernière participation.

Vous êtes à Kigali dans le cadre de la campagne handball. Vous avez assisté aux prestations des handballeurs béninois. En tant que technicien, quelles analyses faites-vous des deux sorties du Bénin ?

Tout d’abord, je félicite les athlètes. Une CAN n’est pas une petite compétition. Lorsque l’on compare les deux sorties, on constate une nette progression chez les joueurs. Ce constat peut s’expliquer par un manque lors de la préparation, notamment l’absence de matchs amicaux. Cela a certainement eu un impact. Toutefois, malgré cela, nous avons observé une nette amélioration de l’équipe dans son ensemble entre le premier match face au Maroc et le second face au Congo. Des matchs amicaux auraient permis de mieux préparer les joueurs et de corriger certaines erreurs avant l’entrée en compétition.

Entre le match face au Maroc et celui contre le Congo, qu’est-ce qui a changé dans la manière de jouer ?

Face au Maroc, on a constaté un manque de maîtrise collective. L’équipe débutait le match, mais au fil de la rencontre, on sentait qu’il n’y avait pas encore d’équipe type clairement établie. Les relations entre les joueurs de la base arrière, ainsi qu’avec les ailiers, n’étaient pas bien huilées. Il a fallu l’entrée de certains joueurs, notamment les locaux qui se connaissaient déjà, pour ressentir une meilleure coordination. L’absence de matchs de préparation a empêché une véritable complicité entre les nouveaux venus, notamment les binationaux, et les joueurs locaux. Chacun a sa manière de jouer, et cela nécessite du temps. Face au Congo, nous avons constaté une nette amélioration, signe que les joueurs commencent à mieux se connaître. Nous pouvons donc espérer encore mieux pour le prochain match.

Face au Cap-Vert, que peut-on attendre du Bénin ?

Le Cap-Vert est une très grande équipe que je respecte énormément. Le Bénin ne devra pas jouer à leur rythme. Si nous parvenons à maîtriser cet aspect, peut-être pourrons-nous les tenir en échec. Les joueurs doivent être conscients qu’ils affrontent une équipe composée de grands joueurs. Il ne faudra pas se précipiter, mais jouer calmement, balle après balle, comme si chaque possession était décisive. Ala fin, nous pourrons peut-être obtenir le résultat espéré, à condition d’éviter les erreurs grossières.

Trente ans après, le retour du Bénin sur la scène continentale était-il opportun ?

Tout moment est idéal. Nous avons une fédération ambitieuse et un gouvernement prêt à accompagner le sport. Je dirais qu’il s’agit presque d’une première participation pour tous les joueurs et même pour le staff. Nous sommes venus avant tout pour apprendre. Il ne faut pas dire que nous sommes venus pour gagner.
L’essentiel est que la fédération continue sur cette dynamique, permette à cette jeune équipe de participer régulièrement aux CAN. C’est à ce prix que le Bénin pourra progressivement se forger un nom sur le plan continental.

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Quenum Koffi : « Après trente ans, participer à la CAN est déjà une performance »

 
De retour à la Coupe d’Afrique des nations de handball après trois décennies d’absence, le Bénin poursuit son apprentissage à Kigali. Après deux sorties face au Maroc et au Congo, le préparateur physique des équipes masculines, Quenum Koffi, dresse un diagnostic lucide de la prestation des Guépards, entre difficultés liées à l’altitude, regrets mesurés et motifs d’espoir avant le dernier match de poules contre le Cap-Vert.
 
Quenum Koffi, membre de la Direction Technique Nationale  de la Fédération béninoise de handball
 
 

Vous êtes ici à Kigali dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de handball. Le Bénin est de retour après trente ans de disette et a déjà disputé deux matchs. Que peut-on retenir après ces deux sorties ?

Je tiens à rappeler que lors de la première rencontre face au Maroc, nous avons rencontré énormément de difficultés, notamment parce que nous n’avons pas bénéficié d’une période d’acclimatation. Il faut rappeler qu’à Cotonou, nous nous entraînions à une altitude quasi nulle. En revanche, à Kigali, nous sommes à près de 1 600 mètres d’altitude. Les Guépards handballeurs n’avaient donc pas eu le temps nécessaire pour s’acclimater, ce qui les a un peu pénalisés sur le plan physique. Ils n’arrivaient pas à récupérer rapidement, car l’organisme n’était pas encore bien adapté. En revanche, lors de la seconde rencontre face au Congo, nous avons compris que ces valeureux Guépards avaient fourni de grands efforts. Ils ont été à la hauteur, puisque le score est resté relativement serré. Certes, nous aurions pu faire mieux, mais en raison de certaines difficultés, notamment au niveau des réceptions et de la concentration, nous n’avons pas réussi à prendre le dessus. Je trouve toutefois que nos joueurs ont fourni beaucoup d’efforts. Ils ont désormais pris confiance et sont progressivement en train d’entrer dans la compétition. Je crois que de belles choses nous attendent.
 

Sur cette rencontre, y a-t-il eu des regrets, sachant qu’il y avait quelque chose à prendre face au Congo ?

Il y a forcément des regrets, car sur plusieurs actions, nous n’avons pas réussi à marquer pour sécuriser la fin du match. Ces regrets se traduisent clairement au niveau du score. Un score serré de 26 à 22 montre que nous étions tout proches. Avec le nombre de ballons perdus et les occasions manquées en attaque, cela prouve que nous pouvions remporter cette rencontre. Nous allons donc essayer de remonter le moral du groupe, de leur redonner confiance afin que, lors des prochaines rencontres, nous puissions espérer de meilleurs résultats.
 

Avant le dernier match de poules, qu’est-ce qu’il faut corriger face au Cap-Vert ?

Nous constatons essentiellement que nos joueurs ont des difficultés en attaque. Ils n’arrivent pas suffisamment à se regrouper ni à pénétrer les intervalles. Ils jouent parfois trop loin de la défense, ce qui empêche une bonne circulation du ballon vers les partenaires. S’ils peuvent déjà commencer à corriger ces aspects, même si le temps est limité pour intégrer toutes ces notions, nous pouvons espérer mieux. Il faudra également qu’ils osent davantage. Lorsque le schéma de jeu ne fonctionne pas, ils doivent prendre la responsabilité d’aller au duel avec leur vis-à-vis, montrer leurs capacités, puis, si nécessaire, ressortir le ballon et continuer à oser.
 

Peut-on ressentir de la frustration après cette participation à la CAN, trente ans après ?

Non, il n’y a aucun regret, aucune frustration. Après trente ans, le simple fait d’avoir participé constitue déjà une performance. Ce sont des repères importants que nous sommes en train de prendre afin de mieux rebondir à l’avenir. Nous devons désormais analyser ces repères, corriger les difficultés observées face aux équipes rencontrées et nous projeter vers les prochaines compétitions afin de donner le meilleur de nous-mêmes.
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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : les Guépards ambitieux face au Congo !

Ce jeudi 22 janvier 2026, le Bénin a effectué sa deuxième sortie de cette 27e Coupe d’Afrique des nations (CAN) Rwanda 2026. Opposés à l’une des meilleures nations du continent, les Guépards handballeurs ont été ambitieux.

Ayant appris de leurs erreurs lors du premier match face au Maroc, les poulains du coach Basile Pinto ont présenté un meilleur visage face aux Diables rouge handballeurs.

Déterminés dès l’entame, ils ont fait douter les congolais en prenant même une avance de 2 buts ( 3-1 ) dès les cinq premiers minutes du match. Mais devant une équipe congolaise qui est à sa 22e participation à une CAN , la tâche n’était pas aussi facile. 14-9 en faveur du Congo à la pause, le Bénin est revenu des vestiaires plus déterminé et confiant.

Le match est monté en intensité et ils ont fait rêver le public sportif en cherchant à créer l’exploit. 24-21 à la 57e minute, ils y sont presque, à deux doigts de renverser les choses, mais c’est sans compter sur l’expérience de la formation congolaise.

26- 22 au coup de sifflet final, les Guépards tombent les armes à la main. Au delà de cette performance c’est la promesse d’une équipe conquérante qui continue de grandir. L’apprentissage va se poursuivre pour Basile Pinto et ses joueurs qui ont déjà le regard tourné vers le prochain rendez-vous. Le Bénin affronte le Cap vert , une nation du top 4 de l’élite continentale, le samedi 24 janvier 2026 pour le compte de la troisième journée dans le groupe D

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Guépard Du Jour : ​Éric Gbètoho Ahossou, le gardien du temple !

​Il est l’un des piliers sur lesquels repose l’édifice du handball béninois. À l’heure où les Guépards retrouvent les sommets continentaux à Kigali pour la 27ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Éric Gbètoho Ahossou se dresse comme un monument de résilience et d’excellence. Pétris d’expérience mondiale et reconnue pour son sens de détermination, le capitaine de Flowers-Cnss est bien plus qu’un joueur : il est la mémoire vivante d’une discipline en pleine renaissance.

​Tout commence dans la cité historique d’Abomey. C’est là, sous l’œil exigeant et formateur du coach Angelo Adjagbenon, que Éric forge son caractère et sa technique au sein du club de Flambeau Hbc devenue aujourd’hui Flambeau Sporting Club. Ce polissage initial portera ses fruits dès 2008, lorsqu’il rejoint l’ogre du handball béninois, Flowers de Cotonou. Depuis, son destin est indissociable de celui du club, dont il est devenu l’emblématique capitaine et avec lequel il a décroché pas moins de 13 titres de champion du Bénin. ​Le talent de Éric Ahossou ne s’est jamais arrêté aux frontières nationales.

Entre 2010 et 2012, il a porté haut les couleurs du Bénin sur la scène mondiale. On se souvient de son éclat exceptionnel en Inde, à Jaipur, lors du Mondial Challenge Trophy Intercontinental, où il fut sacré MVP dès le premier match contre l’Australie, guidant les siens vers une médaille de bronze historique. Cette épopée, complétée par une campagne en Grèce pour le Mondial Junior, a fait de lui l’un des rares joueurs béninois à avoir côtoyé l’élite planétaire.

​Un leader récompensé par ses pairs

​Sur le terrain, Éric Gbètoho Ahossou est un compétiteur né. Sa régularité est sa plus grande force, comme en témoigne son immense CV international : de Tripoli en 2008 à Laayoune en 2024 (Vice-champion de la Coupe d’Afrique des clubs champions avec Flowers-Cnss), il a parcouru le continent, des Coupes d’Afrique des clubs champions aux Jeux Africains d’Accra. Récemment encore, en 2025 au Maroc, sa classe a illuminé la Coupe d’Afrique des clubs champions. Lors de la confrontation face aux Gabonais de Manga DFIP, il a une nouvelle fois été sacré MVP, prouvant que les années n’ont aucune prise sur son talent.

​Aujourd’hui à Kigali, pour cette 27ème CAN de handball, Éric occupe naturellement le rôle de « grand frère » au sein de la sélection nationale. Son calme, son sens du placement et sa connaissance approfondie des joutes africaines font de lui un atout indispensable pour le staff technique. ​Il n’est pas au Rwanda pour faire de la figuration. Pour ce guerrier formé à l’école de la rigueur, chaque ballon est une bataille et chaque match une occasion de rappeler que le Bénin possède des talents capables de rivaliser avec les meilleurs. À Kigali, Éric Ahossou ne joue pas seulement pour une victoire ; il joue pour transmettre le flambeau et assurer que l’engagement total reste la signature des Guépards.

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27e Can Seniors Hommes, Rwanda 2026 : Découvrez ​le Congo, deuxième adversaire des Guépards du Bénin

​Après une entame de compétition délicate pour les deux formations, les Diables Rouges du Congo retrouvent, ce jeudi 22 janvier 2026, les Guépards handballeurs du Bénin pour le compte de la deuxième journée de la 27e CAN Seniors Hommes à Kigali. Si l’expérience plaide largement en faveur des Congolais, habitués des joutes continentales, le Bénin aborde ce duel avec l’ambition de prouver que son retour sur l’échiquier africain n’est pas qu’une simple figuration.

​Le parquet rwandais du Petit Stade de Kigali s’apprête donc à faire vivre aux férus du handball, une confrontation aux allures de choc des extrêmes en termes d’expérience. D’un côté, la sélection de la République du Congo se présente avec l’assurance d’un vétéran de la discipline. Fort de ses vingt-deux participations historiques et d’un palmarès qui force le respect, notamment grâce à cette finale mémorable de 1983, le Congo incarne la régularité africaine. Malgré une défaite lors de leur entrée en lice face au Cap-Vert (34-28), les Congolais conservent un statut de favori indiscutable pour cette rencontre. Leur jeu structuré et leur vécu collectif constituent un socle solide que les Diables Rouges comptent bien exploiter pour signer une victoire de confirmation et relancer leur tournoi vers les sommets.

​En face, le Bénin célèbre avec cette édition 2026 un retour attendu et mérité sur la scène de la Coupe d’Afrique des Nations. Pour les Guépards, l’apprentissage du très haut niveau est exigeant, comme en témoigne le revers subi lors de la première sortie contre le Maroc, un adversaire redoutable (52-28). Cependant, l’enjeu de ce match contre le Congo dépasse la simple arithmétique des points. Les handballeurs béninois portent sur leurs épaules la responsabilité de valider les investissements structurants consentis par le gouvernement du Président Patrice Talon. Sous l’impulsion du ministère des Sports, ce retour à la CAN est le fruit d’une volonté politique forte que les joueurs entendent honorer par une prestation empreinte de bravoure et de détermination.

​Sur papier, une victoire béninoise créerait un véritable séisme dans cette CAN rwandaise tant l’écart de vécu entre les deux nations est significatif. Pourtant, les Guépards ne comptent pas se présenter en victimes résignées. Leur objectif est d’offrir un spectacle de qualité au peuple béninois et démontrer une progression technique constante. Dans cette quête de reconnaissance, chaque duel gagné et chaque mouvement offensif réussi seront des messages envoyés aux observateurs. Les Béninois joueront libérés, portés par l’envie de justifier la confiance de toute une nation et de transformer cette opposition de prestige en un acte fondateur pour le futur du handball national.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : le Ministre des Sports Benoit Dato encourage les Guépards après le match contre le Maroc

Le Ministre des Sports, comme un bon père de famille, est allé au chevet des Guépards à Kigali pour le retour du Bénin à la CAN après 30 ans d’attente. M. Benoit Dato, a encouragé Ganiou Samsoum Dine et les siens après la rencontre livrée contre le Maroc. Pour lui, il ne faut faire redescendre la pression car ce genre de compétition donne envie de bien faire. 

« Ce genre de compétition donne envie de bien faire. Je compte sur vous pour vous remobiliser rapidement et affronter, avec beaucoup de dignité et de détermination, les prochaines échéances. Je vous demande de faire redescendre la pression. Vous avez le soutien de tout le peuple béninois. Nous comptons sur vous. Battez-vous encore. Donnez-nous envie de continuer à rêver. Il n’y a pas que du négatif : il y a de réels points positifs. Je laisserai aux techniciens le soin d’apprécier les réajustements nécessaires pour améliorer la suite de la compétition. Bon courage à vous. », a -t- il déclaré dans des propos recueillis par nos soins. 

 

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : une cérémonie d’ouverture en fanfare avec la présence du Ministre des Sports

Le mercredi 21 janvier 2026, la 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations seniors hommes, Rwanda 2026, a officiellement pris son envol. La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la majestueuse salle BK Arena du complexe Amahoro de Kigali, actant le lancement des hostilités. Ceci en présence des supporters, athlètes, invités et personnalités, dont la ministre des Sports du Rwanda, Nelly Mukazayire et le ministre des Sports du Bénin, Benoît Dato.

En effet, le public a eu droit à une palette de démonstrations artistiques atypiques propres à chacun des pays participants. Des prestations à la hauteur d’une cérémonie riche en couleurs. Dans son discours d’ouverture, le président de la Fédération Rwandaise de Handball, Alfred Twahirwa, a exprimé sa reconnaissance à la faîtière pour le choix porté sur son pays. Il a souhaité la bienvenue à toutes les délégations et a rassuré quant à la tenue d’une compétition réussie. À sa suite, le président de la Confédération Africaine de Handball, le Dr Mansourou Aremou, a félicité la Fédération Rwandaise de Handball et son président pour le travail abattu pour la réussite de cette compétition. Il a adressé sa reconnaissance à tous les pays en revenant sur les enjeux de cette 27e édition. Il a formulé le vœu que le séjour au Rwanda se passe bien pour une belle fête du handball africain.

Nelly Mukazayire, ministre des sports du Rwanda a, de son côté, au nom du gouvernement rwandais, remercié la CAHB pour le choix porté sur le Rwanda. Elle a réaffirmé le soutien du gouvernement pour toujours accompagner de telles initiatives. Elle a invité toutes les équipes à faire preuve de fair-play avant de procéder à l’ouverture officielle de la compétition. Place a été faite ensuite au match d’ouverture qui a opposé le Rwanda à la Zambie. La rencontre s’est soldée par une victoire 30-19 des Amavubi handballeurs sur la Zambie. .

Il convient de souligner qu’au total 16 nations prennent part à cette compétition, réparties en 4 groupes. Le groupe A est constitué de l’Algérie, du Nigeria, du Rwanda et de la Zambie. Dans le groupe B, on retrouve l’Égypte, l’Angola, le Gabon et l’Ouganda. Le groupe C comprend la Tunisie, la Guinée, le Cameroun et le Kenya. Enfin, le Cap-Vert, le Maroc, le Congo et le Bénin héritent du groupe D.

 

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : la promesse de Warren Pinto pour la suite de la compétition !

Warren Pinto, arrière droit béninois, évoluant à Soisson en France, s’est exprimé au terme de la deuxième sortie du Bénin contre le Congo lors de la 27e édition de la CAN au Rwanda. Sa première expérience, l’ambiance du groupe et son ambition, sont entre autres sujets abordés avec notre rédaction. 

Vous jouez première CAN seniors de handball. Une belle expérience ?

« Dans un premier temps, c’est ma première CAN. C’est une expérience incroyable pour moi. J’ai connu une expérience en France, où je suis passé par un centre de formation d’un club professionnel. Par la suite, j’ai évolué dans les différents niveaux nationaux. Pouvoir participer à ce genre de championnat est une chance inouïe pour moi. Les matchs s’enchaînent et aucun ne se ressemble. Il y a une véritable montée en puissance, comme l’a dit le coach. Le premier match a été une découverte. Aujourd’hui, nous commençons réellement à entrer dans la compétition. Les connexions commencent à se mettre en place et un véritable état d’esprit se dégage de l’équipe. Nous avons une équipe de guerriers, avec une bonne mentalité, et je pense que cela va nous permettre d’aborder la deuxième semaine et de montrer que le Bénin possède de réelles qualités en handball. »


« Il y a effectivement beaucoup à apprendre. C’est un plaisir de jouer avec des joueurs comme Charly, par exemple, qui a connu le haut niveau en France. Tous les conseils qu’il peut nous donner sont précieux. Nous avons également un staff technique qui a connu le haut niveau. Le coach a entraîné en Nationale 1 en France. Tout cela, mis bout à bout, nous permet de progresser et de monter en puissance tout au long de la compétition. Moi qui suis de la génération 2001, l’idée est vraiment d’être cette génération qui fera éclore le handball béninois et d’orienter le pays vers le plus haut niveau. »

Un mot sur l’équipe congolaise…

C’est une équipe que je connais à travers certains joueurs, que je rencontre en club en France. C’est une équipe expérimentée, avec des joueurs de qualité, comme Naal, que je connais depuis l’enfance. Nous avons grandi ensemble. C’est un plaisir de le voir évoluer à ce niveau. L’ensemble de l’équipe congolaise possède de très bonnes qualités physiques et techniques. Je leur souhaite un excellent parcours. Il existe un respect mutuel entre nos deux équipes, et je leur souhaite beaucoup de réussite.

Qu’est-ce que tu apprécies dans l’équipe du Bénin ?

« C’est surtout l’engouement et la solidarité qui règnent dans le groupe. Nous avons été très bien accueillis à notre arrivée. J’ai besoin de coéquipiers présents et engagés. La force qu’ils dégagent en défense et dans l’état d’esprit me donne envie de donner encore plus. Je fais en sorte de livrer le meilleur de moi-même à chaque match. C’est un réel plaisir d’évoluer dans de telles conditions. Nous l’avons montré en défense. Le niveau affiché était bien supérieur à celui du match contre le Maroc. A la fin de la rencontre, même si le résultat est une défaite, nous la considérons comme une victoire morale, car nous avons changé d’état d’esprit. Cela va nous donner de la force pour la suite de la compétition. »

Que promettez-vous au public pour la suite du tournoi?

« Nous promettons de tout donner et de faire rayonner le drapeau du Bénin. Peut-être étions-nous perçus comme une petite nation à notre arrivée, mais notre objectif est de quitter cette compétition en affirmant que le Bénin est en train de devenir une grande nation de handball. »

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : Rezzouki Reida (ailier droit du Maroc) apprécie le Bénin !

Vainqueur du Bénin (52-28) pour son entrée en compétition dans cette Coupe d’Afrique des Nations, l’équipe nationale du Maroc a tenu son statut de favori. Rezzouki Reida, ailier droit du Maroc et grand artisan de cette victoire, élu meilleur joueur du match, s’est confié en zone mixte. Ce fut l’occasion pour lui de donner son appréciation sur le jeu de l’équipe du Bénin pour cette journée inaugurale de la 27e édition de la CAN Seniors Hommes 2026.

« Nous sommes contents de voir des équipes comme le Bénin ou le Kenya participer à la CAN. Ce sont des nations absentes il y a quelques années. Elles progressent. Le Bénin nous a marqué 28 buts. Inscrire autant de buts face à une équipe comme le Maroc, présente depuis longtemps, est significatif. J’encourage ces pays à continuer sur cette lancée. Leur présence apporte une plus value à la CAN. », a-t-il confié. 

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