Jean Sodji (Premier Vice Président de la FBHB) : « Nous voulons créer la surprise pour nous qualifier au Championnat du Monde de Beach Handball »

Satisfait de la prestation des Amazones et des Guépards, dans la matinée de ce dimanche 26 avril 2026 à Lomé dans le cadre de la troisième journée de la CAN de Beach Handball, Lomé 2026, le premier vice-président de la Fédération Béninoise de Handball (FBHB), Jean Sodji, appelle à maintenir le cap et affiche des ambitions élevées pour la suite de la compétition.

Monsieur le 1er vice-président de la FBHB. Une matinée de victoire pour le Bénin. Vos impressions après cette victoire des Amazones après celle des hommes ?

Je tiens à adresser mes félicitations à toutes les deux équipes. Tout le pays leur est reconnaissant pour cette performance. Cependant, nous devons garder à l’esprit que nous avons simplement accompli une étape. Le plus important reste à venir. Les joueuses en sont conscientes et savent qu’elles ont les capacités pour aller encore plus loin.

Vous semblez particulièrement satisfait…

Je suis, en effet, très heureux. Cette victoire est encourageante, mais elle doit surtout servir de tremplin. Les demi-finales se profilent, et ensuite, il y aura la finale. Chaque étape exigera davantage d’efforts et de concentration.

Rappelez-nous la vision du comité exécutif à ce stade ?

Notre ambition est claire depuis le départ de Cotonou. C’est de créer la surprise et obtenir une qualification pour le championnat du monde. Nous avons les moyens de nos ambitions, à condition de rester rigoureux et engagés.

Quel message avez-vous adressé aux joueuses?

Nous leur avons transmis un message de félicitations et de reconnaissance pour les efforts fournis. Nous leur avons également réaffirmé notre soutien total, celui du comité exécutif et de toute la nation.

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Mathieu Dako après la défaite du Bénin face au Niger : « nous avons manqué d’agressivité et de lucidité dans les moments clés »

Battue par le Niger (25-27) pour son entrée en lice à Lomé, la sélection béninoise U20 de handball a laissé entrevoir des insuffisances défensives et offensives. Son sélectionneur, Mathieu Dako, livre une analyse et appelle à une réaction rapide avant la prochaine sortie.

Vous venez de vous incliner 25-27 face au Niger. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?

Nous avons entamé la rencontre de manière correcte, avec un bon positionnement défensif. Mais très vite, les joueurs ont perdu leurs repères en défense. J’ai procédé à des ajustements en reculant le bloc, sans réel effet au départ, car nous avons manqué d’agressivité face à l’adversaire. Or, notre philosophie défensive repose sur l’initiative ; il s’agit d’attaquer le porteur de balle plutôt que de subir. A un moment donné, nous avons réussi à corriger certains aspects, notamment en adoptant un dispositif en 1-5, ce qui nous a permis de récupérer des ballons. Malheureusement, nous avons ensuite été confrontés à un sérieux problème de finition. Les joueurs n’ont pas su concrétiser les occasions, se contentant trop souvent de tentatives approximatives face au gardien adverse. Par ailleurs, nos gardiens ont connu un passage à vide. Lorsqu’un gardien reste passif dans sa cage, cela fragilise toute l’équipe. Même si, en fin de match, nous avons retrouvé un peu de confiance, le manque d’efficacité offensive nous a empêchés de revenir au score. C’est une situation préoccupante, mais sur laquelle nous allons travailler.

 

La prochaine rencontre intervient dès ce mercredi. Comment abordez-vous cette échéance ?

Effectivement, nous avons déjà observé nos prochains adversaires, notamment le Togo et le Ghana. Ce mercredi, nous affrontons le Togo. Nous allons échanger avec les joueurs, procéder aux ajustements nécessaires et mettre en place des options tactiques adaptées. L’objectif est clair : corriger nos insuffisances et réagir avec détermination.

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IHF Trophy Masculins, Lomé 2026 : Dieudonné Houngbelagnon souligne les erreurs de son équipe contre le Niger

Accrochés par le Niger (23-23) pour leur entrée en lice à Lomé, les Guépards U18 du Bénin ont alterné le bon et le moins bon. Leur sélectionneur, Dieudonné Houngbélagnon, revient sur les insuffisances observées et évoque les ajustements à opérer avant la prochaine sortie.

Quelle analyse faites-vous de cette rencontre où le Bénin est passé par toutes les émotions ?

« Vraiment, c’est une analyse difficile, parce qu’au début, nous avons bien entamé le match. Mais, à un moment donné, surtout en seconde période, les enfants n’ont plus respecté les consignes. Chacun a voulu jouer individuellement, si bien que le collectif n’existait plus. Nous avons perdu beaucoup de ballons. À la finition également, il y a eu énormément de déchets. Les joueurs ne regardent même pas le gardien avant de tirer. Ils insistent souvent du côté où le gardien est déjà positionné, ce qui complique la tâche en attaque. Sur le plan défensif aussi, il n’y a pas eu de cohésion. Chacun allait seul sur son vis-à-vis, sans entraide. Sur les ailes, les interventions ont manqué de rigueur. J’apprécie toutefois la prestation de notre gardien, qui a su maintenir l’équipe dans le match et initier des contre-attaques. Aujourd’hui, nous pouvons nous satisfaire du match nul. Car, à trois minutes de la fin, l’adversaire menait de trois buts. N’eût été les ressources que nous avons su mobiliser, nous ne serions pas revenus au score. »

Il y a eu ce temps mort à 1 minute 16 secondes de la fin. Quelles consignes avez-vous données ?

« Nous avons reconnu que nous étions en difficulté. Il restait peu de temps, donc nous devions être plus efficaces, surtout en défense, afin de récupérer des ballons. Nous avons modifié notre dispositif en optant pour une défense individuelle. Les joueurs ont partiellement respecté les consignes, ce qui nous a permis de récupérer deux ou trois ballons et de revenir au score. »

La prochaine rencontre devra être mieux négociée…

« Ce premier match nous a permis d’identifier nos faiblesses, tant en défense qu’en attaque. Nous allons retravailler les consignes afin de corriger ces insuffisances. L’objectif est d’améliorer notre jeu collectif pour être plus performants lors des prochaines rencontres. »

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Isaac Valot après Congo – Bénin : « Nous avons arraché le nul avec la manière »

Auteur d’une prestation engagée face au Congo, le pivot béninois Isaac Samuel Ayahi Valot savoure le premier point décroché par le Bénin dans la compétition. Entre émotion, solidarité et esprit de guerriers, il souligne la force du collectif béninois.

Isaac, on peut dire que vous êtes satisfait de ce match…

Oui, très satisfait, très satisfait. Il y a beaucoup d’émotion. Nous sommes allés chercher notre premier point dans cette compétition. Nous avions réellement à cœur de bien faire. Nous avons arraché ce match nul avec la manière. C’est exceptionnel, franchement. Cette victoire morale, nous la dédions au peuple béninois. Nous sommes vraiment très heureux. C’est de bon augure pour la suite, car il nous reste encore deux matchs. Nous allons tout faire pour aller chercher des victoires.

Le début de match a été compliqué. En première période, le Congo a pris le large…

La fin de match a été assez compliquée pour nous. Nous avons eu du mal à entrer dans la rencontre. Mais nous sommes des guerriers, nous sommes des Guépards. Au fil du match, nous avons su revenir au score et arracher ce match nul dans les toutes dernières secondes. C’est le fruit d’un travail collectif et nous en sommes très contents.

Quel est l’atout majeur de cette équipe ?

C’est véritablement le collectif. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice. Nous avons beaucoup défendu aujourd’hui et récupéré de nombreux ballons. C’est une victoire collective. Il n’y a pas un atout majeur individuel, c’est l’équipe dans son ensemble.

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Aimé Sèbio : « Nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité »

Malgré une troisième défaite face au Cap-Vert (24-32), le sélectionneur béninois Aimé Sèbio retient les signes encourageants affichés par ses joueurs à Kigali. Progression collective, confiance retrouvée et projection vers la Coupe du Président, le technicien béninois se montre résolument optimiste.

Le Bénin s’incline pour son troisième match face à une grande équipe, le Cap-Vert, sur le score de 24-32. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?

Nous avons joué contre une équipe qui fait partie du top 3, et ce n’est pas des moindres. Malgré cela, nous marquons 24 buts. C’est d’abord louable. Vous aurez d’ailleurs constaté que l’équipe monte en puissance au fil de la compétition. Comme je l’ai dit hier, l’objectif reste la Coupe du Président, et il est fort probable que nous affrontions le Cameroun demain. Nous allons tout mettre en œuvre pour aller le plus loin possible dans cette Coupe du Président. Le Cap-Vert n’est pas une petite équipe. Notre stratégie était de ne pas jouer dans la précipitation, de prendre tout notre temps, ce qui les énervait. A chaque fois qu’il y avait des montées rapides de balle, vous avez vu comment ils allaient le plus vite possible. Face à une équipe de ce niveau, réussir à marquer 24 buts n’est pas chose facile. C’est une grande nation de handball. Nous, nous revenons après 30 ans d’absence. Il est donc normal d’encourager les joueurs. La progression au cours de la compétition, vous la ressentez vous-même. Je crois que nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité.

Vous avez indiqué que l’équipe monte en puissance, mais on a constaté trois buts d’écart à la mi-temps, puis huit buts d’écart en seconde période. Comment expliquez-vous cela ?

En seconde mi-temps, les consignes n’ont pas été respectées comme elles auraient dû l’être. Vous avez pu constater qu’il y a eu trop de précipitation en attaque. Cela a entraîné beaucoup de pertes de balle. Il y a eu des montées rapides avec des balles perdues. C’est un problème que nous avons identifié. Les consignes avaient été correctement respectées en première mi-temps, mais en seconde période, les joueurs ont décidé d’aller un peu plus vite, ce qui a provoqué de nombreuses pertes de balle.

Comment peut-on aborder cette dernière phase, quand on sait que l’équipe a réalisé un bon match face au Cap-Vert ?

Il faut dire que nous avons déjà amorcé la stratégie que nous allons utiliser contre le Cameroun. Nous y travaillons déjà. Nous avons suivi le match du Cameroun contre le Kenya ou l’Ouganda. Nous nous préparons aussi bien sur le plan offensif que défensif. Nous nous y apprêtons. Nous allons galvaniser le moral des joueurs et je crois que l’objectif sera atteint.

Que faudra-t-il faire avant d’aborder la Coupe du Président ?

Nous aurons des séances vidéo. Il y a des séquences de la seconde mi-temps que nous allons leur présenter, ainsi que celles de la première mi-temps, afin de leur montrer la différence en matière de gestion du jeu entre les deux périodes. C’est très capital.

Entre le premier et le troisième match, on observe une nette amélioration. Comment expliquez-vous cette montée en puissance de l’équipe béninoise ?

C’est ce que l’on appelle la confiance en soi, le fait de croire en ses capacités. Ensuite, je crois que le directeur technique national, Basile Nouatin, et l’encadrement technique ont expliqué aux joueurs qu’ils avaient évolué en dessous de leurs capacités. Nous les avons invités à croire en leurs qualités et à comprendre qu’ils pouvaient faire mieux. Après 30 ans d’absence, lorsque des joueurs arrivent sur une telle compétition, le stress des premiers matchs est normal. Mais lorsqu’on leur montre qu’ils peuvent faire mieux que ce qu’ils ont produit, ils commencent à croire en eux-mêmes. C’est cela qui explique la montée en puissance de l’équipe.

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Warren Justin Pinto : « Nous entrons réellement dans la compétition maintenant »

L’arrière droit béninois Warren Justin Pinto se veut rassurant malgré les trois défaites en autant de sorties à la CAN 2026 de handball. Entre progression collective, apprentissage et ambitions pour la seconde phase, le joueur appelle à l’indulgence et à la confiance autour d’un groupe en pleine construction.

Trois matchs, trois défaites. Néanmoins, on observe une équipe qui monte en puissance…

C’est tout à fait cela. Nous avons montré un tout autre visage par rapport au premier match disputé en début de compétition. Des automatismes commencent à se mettre en place. Même sur le plan défensif, nous commençons à mieux nous comprendre par rapport à notre première sortie. En défense, nous sommes beaucoup plus en place. Nous entrons désormais dans la deuxième phase de la compétition. C’est précisément à ce moment-là que nous nous sommes fixé des objectifs clairs. A partir de maintenant, nous n’aurons plus droit à l’erreur, notamment lors du match que nous aurons demain. C’est une rencontre pour laquelle nous viserons la victoire. Finalement, on peut dire que nous entrons réellement dans la compétition maintenant.

Du premier au troisième match, y a-t-il eu des regrets ?

Je pense que lors du deuxième match contre le Congo, nous pouvons nourrir quelques regrets. Au final, nous nous rendons compte que nous n’étions pas si loin de cette équipe du Congo, avec une défaite 26-22. Il a peut-être manqué quelques détails. Mais quoi qu’il arrive, cela reste une phase d’apprentissage et cela va nous servir pour la deuxième semaine de compétition qui s’annonce.

Quel message adressez-vous au public sportif béninois, qui ne maîtrise pas forcément le handball et qui vient de voir la sélection nationale enchaîner trois défaites ?

Je dirais qu’il faut faire preuve d’indulgence envers notre équipe. Nous arrivons dans cette compétition après 30 ans d’absence du Bénin à la CAN. Nous disposons d’un groupe nouveau, qui n’a pas eu énormément de temps pour travailler ensemble. Nous faisons avec les moyens dont nous disposons et, sincèrement, au regard de l’enthousiasme et de la volonté qui animent ce groupe, je pense qu’il faut réellement être indulgent et essayer de voir tous les aspects positifs de cette équipe.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : Isaac Valot se projette sur la suite de la compétition !

Eliminé de la phase principale après trois rencontres disputées face à des adversaires de haut niveau, le pivot béninois Isaac Samuel Ayahi Valot affiche une bonne détermination. A l’aube de la Coupe du Président, il évoque les enseignements tirés de la phase de poules et les ambitions claires du Bénin pour la suite de la compétition à Kigali.

Au terme d’une troisième rencontre, que retenez-vous de cette phase de poules ?

Nous avons disputé des matchs assez compliqués. Nous savions que nous allions évoluer dans un groupe difficile. Il s’agissait de trois équipes qui prétendent à la qualification pour la Coupe du monde, des formations du top 5. Nous savions donc que ce seraient des matchs très relevés. Maintenant, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Ce dimanche, nous entamons la Coupe du Président. Nous allons faire le maximum pour remporter des matchs et pouvoir nous qualifier pour la prochaine CAN.

Nous sortons de la compétition principale pour aborder la Coupe du Président. A quoi peut-on s’attendre ?

Nous allons affronter le Cameroun. Nous savons que c’est une équipe qui va beaucoup se battre sur le terrain. Nous allons donc devoir tout donner, nous aussi, pour répondre au combat et pouvoir gagner le match. Tout au long de cette compétition, nous aborderons les rencontres avec le même état d’esprit que celui que j’ai évoqué au début : tout faire pour gagner, viser un classement dans le top 10 et ainsi nous qualifier pour la prochaine CAN.

La détermination est donc toujours présente ?

Toujours. Nous gardons la tête haute. Nous savons que ce sont des matchs difficiles. Mais c’est désormais une nouvelle compétition qui commence pour nous, et nous allons faire le maximum pour remporter tous les matchs qu’il nous reste à jouer.

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Ali Yaro à la 27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : « Le mouvement sportif est un et indivisible »

Président de la Fédération béninoise de volleyball, Ali Yaro a effectué le déplacement de Kigali pour soutenir la participation historique des Guépards handballeurs à la Coupe d’Afrique des Nations. Entre esprit de solidarité inter-fédérations, lecture lucide des prestations béninoises et reconnaissance de l’appui gouvernemental, le dirigeant sportif livre un témoignage empreint de réalisme et de vision, avec en toile de fond la volonté de capitaliser cette expérience au profit de l’ensemble du sport béninois.

Président de la Fédération béninoise de volleyball, vous êtes à Kigali pour la CAN de handball. Qu’est-ce qui justifie votre présence ?

Je suis à Kigali avant tout pour soutenir la Fédération béninoise de handball. Le mouvement sportif est un et indivisible. Il était important d’accompagner cette fédération, au regard des efforts consentis pour cette participation historique. Il s’agissait également de tirer des enseignements, d’observer la préparation, l’organisation et la participation, afin de capitaliser cette expérience au profit du volleyball, qui ambitionne aussi un retour sur la scène internationale.

Comment appréciez-vous la participation jusqu’à présent ?

Concernant la préparation, je dirais que les choses ont été faites avec les moyens disponibles. Je ne suis pas déçu. Certes, il y a eu deux défaites, mais avec un regard de sportif, les enseignements sont positifs. Face au Maroc, l’équipe a montré beaucoup de cœur en seconde période. Face au Congo, malgré les regrets, la défaite s’est jouée sur des détails. Le très haut niveau se joue sur ces détails. Il faut désormais travailler pour être plus réguliers et continuer à participer à ce type de compétitions. Avec le temps, le Bénin pourra s’installer durablement.

Quel regard portez-vous sur l’appui du gouvernement ?

Il faut saluer l’accompagnement du gouvernement. Sans cet appui, la participation n’aurait pas été possible. Au volleyball, nous bénéficions également de ce soutien, notamment en beach-volley, ce qui nous a permis de participer à des compétitions continentales et même à un mondial. Il nous revient désormais de démontrer que cet accompagnement est mérité, à travers le sérieux dans la préparation, les compétitions locales et les performances internationales.

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Guépard Du Jour : ​Éric Gbètoho Ahossou, le gardien du temple !

​Il est l’un des piliers sur lesquels repose l’édifice du handball béninois. À l’heure où les Guépards retrouvent les sommets continentaux à Kigali pour la 27ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Éric Gbètoho Ahossou se dresse comme un monument de résilience et d’excellence. Pétris d’expérience mondiale et reconnue pour son sens de détermination, le capitaine de Flowers-Cnss est bien plus qu’un joueur : il est la mémoire vivante d’une discipline en pleine renaissance.

​Tout commence dans la cité historique d’Abomey. C’est là, sous l’œil exigeant et formateur du coach Angelo Adjagbenon, que Éric forge son caractère et sa technique au sein du club de Flambeau Hbc devenue aujourd’hui Flambeau Sporting Club. Ce polissage initial portera ses fruits dès 2008, lorsqu’il rejoint l’ogre du handball béninois, Flowers de Cotonou. Depuis, son destin est indissociable de celui du club, dont il est devenu l’emblématique capitaine et avec lequel il a décroché pas moins de 13 titres de champion du Bénin. ​Le talent de Éric Ahossou ne s’est jamais arrêté aux frontières nationales.

Entre 2010 et 2012, il a porté haut les couleurs du Bénin sur la scène mondiale. On se souvient de son éclat exceptionnel en Inde, à Jaipur, lors du Mondial Challenge Trophy Intercontinental, où il fut sacré MVP dès le premier match contre l’Australie, guidant les siens vers une médaille de bronze historique. Cette épopée, complétée par une campagne en Grèce pour le Mondial Junior, a fait de lui l’un des rares joueurs béninois à avoir côtoyé l’élite planétaire.

​Un leader récompensé par ses pairs

​Sur le terrain, Éric Gbètoho Ahossou est un compétiteur né. Sa régularité est sa plus grande force, comme en témoigne son immense CV international : de Tripoli en 2008 à Laayoune en 2024 (Vice-champion de la Coupe d’Afrique des clubs champions avec Flowers-Cnss), il a parcouru le continent, des Coupes d’Afrique des clubs champions aux Jeux Africains d’Accra. Récemment encore, en 2025 au Maroc, sa classe a illuminé la Coupe d’Afrique des clubs champions. Lors de la confrontation face aux Gabonais de Manga DFIP, il a une nouvelle fois été sacré MVP, prouvant que les années n’ont aucune prise sur son talent.

​Aujourd’hui à Kigali, pour cette 27ème CAN de handball, Éric occupe naturellement le rôle de « grand frère » au sein de la sélection nationale. Son calme, son sens du placement et sa connaissance approfondie des joutes africaines font de lui un atout indispensable pour le staff technique. ​Il n’est pas au Rwanda pour faire de la figuration. Pour ce guerrier formé à l’école de la rigueur, chaque ballon est une bataille et chaque match une occasion de rappeler que le Bénin possède des talents capables de rivaliser avec les meilleurs. À Kigali, Éric Ahossou ne joue pas seulement pour une victoire ; il joue pour transmettre le flambeau et assurer que l’engagement total reste la signature des Guépards.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : la promesse de Warren Pinto pour la suite de la compétition !

Warren Pinto, arrière droit béninois, évoluant à Soisson en France, s’est exprimé au terme de la deuxième sortie du Bénin contre le Congo lors de la 27e édition de la CAN au Rwanda. Sa première expérience, l’ambiance du groupe et son ambition, sont entre autres sujets abordés avec notre rédaction. 

Vous jouez première CAN seniors de handball. Une belle expérience ?

« Dans un premier temps, c’est ma première CAN. C’est une expérience incroyable pour moi. J’ai connu une expérience en France, où je suis passé par un centre de formation d’un club professionnel. Par la suite, j’ai évolué dans les différents niveaux nationaux. Pouvoir participer à ce genre de championnat est une chance inouïe pour moi. Les matchs s’enchaînent et aucun ne se ressemble. Il y a une véritable montée en puissance, comme l’a dit le coach. Le premier match a été une découverte. Aujourd’hui, nous commençons réellement à entrer dans la compétition. Les connexions commencent à se mettre en place et un véritable état d’esprit se dégage de l’équipe. Nous avons une équipe de guerriers, avec une bonne mentalité, et je pense que cela va nous permettre d’aborder la deuxième semaine et de montrer que le Bénin possède de réelles qualités en handball. »


« Il y a effectivement beaucoup à apprendre. C’est un plaisir de jouer avec des joueurs comme Charly, par exemple, qui a connu le haut niveau en France. Tous les conseils qu’il peut nous donner sont précieux. Nous avons également un staff technique qui a connu le haut niveau. Le coach a entraîné en Nationale 1 en France. Tout cela, mis bout à bout, nous permet de progresser et de monter en puissance tout au long de la compétition. Moi qui suis de la génération 2001, l’idée est vraiment d’être cette génération qui fera éclore le handball béninois et d’orienter le pays vers le plus haut niveau. »

Un mot sur l’équipe congolaise…

C’est une équipe que je connais à travers certains joueurs, que je rencontre en club en France. C’est une équipe expérimentée, avec des joueurs de qualité, comme Naal, que je connais depuis l’enfance. Nous avons grandi ensemble. C’est un plaisir de le voir évoluer à ce niveau. L’ensemble de l’équipe congolaise possède de très bonnes qualités physiques et techniques. Je leur souhaite un excellent parcours. Il existe un respect mutuel entre nos deux équipes, et je leur souhaite beaucoup de réussite.

Qu’est-ce que tu apprécies dans l’équipe du Bénin ?

« C’est surtout l’engouement et la solidarité qui règnent dans le groupe. Nous avons été très bien accueillis à notre arrivée. J’ai besoin de coéquipiers présents et engagés. La force qu’ils dégagent en défense et dans l’état d’esprit me donne envie de donner encore plus. Je fais en sorte de livrer le meilleur de moi-même à chaque match. C’est un réel plaisir d’évoluer dans de telles conditions. Nous l’avons montré en défense. Le niveau affiché était bien supérieur à celui du match contre le Maroc. A la fin de la rencontre, même si le résultat est une défaite, nous la considérons comme une victoire morale, car nous avons changé d’état d’esprit. Cela va nous donner de la force pour la suite de la compétition. »

Que promettez-vous au public pour la suite du tournoi?

« Nous promettons de tout donner et de faire rayonner le drapeau du Bénin. Peut-être étions-nous perçus comme une petite nation à notre arrivée, mais notre objectif est de quitter cette compétition en affirmant que le Bénin est en train de devenir une grande nation de handball. »

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