Isaac Valot après Congo – Bénin : « Nous avons arraché le nul avec la manière »

Auteur d’une prestation engagée face au Congo, le pivot béninois Isaac Samuel Ayahi Valot savoure le premier point décroché par le Bénin dans la compétition. Entre émotion, solidarité et esprit de guerriers, il souligne la force du collectif béninois.

Isaac, on peut dire que vous êtes satisfait de ce match…

Oui, très satisfait, très satisfait. Il y a beaucoup d’émotion. Nous sommes allés chercher notre premier point dans cette compétition. Nous avions réellement à cœur de bien faire. Nous avons arraché ce match nul avec la manière. C’est exceptionnel, franchement. Cette victoire morale, nous la dédions au peuple béninois. Nous sommes vraiment très heureux. C’est de bon augure pour la suite, car il nous reste encore deux matchs. Nous allons tout faire pour aller chercher des victoires.

Le début de match a été compliqué. En première période, le Congo a pris le large…

La fin de match a été assez compliquée pour nous. Nous avons eu du mal à entrer dans la rencontre. Mais nous sommes des guerriers, nous sommes des Guépards. Au fil du match, nous avons su revenir au score et arracher ce match nul dans les toutes dernières secondes. C’est le fruit d’un travail collectif et nous en sommes très contents.

Quel est l’atout majeur de cette équipe ?

C’est véritablement le collectif. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice. Nous avons beaucoup défendu aujourd’hui et récupéré de nombreux ballons. C’est une victoire collective. Il n’y a pas un atout majeur individuel, c’est l’équipe dans son ensemble.

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Aimé Sèbio : « Nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité »

Malgré une troisième défaite face au Cap-Vert (24-32), le sélectionneur béninois Aimé Sèbio retient les signes encourageants affichés par ses joueurs à Kigali. Progression collective, confiance retrouvée et projection vers la Coupe du Président, le technicien béninois se montre résolument optimiste.

Le Bénin s’incline pour son troisième match face à une grande équipe, le Cap-Vert, sur le score de 24-32. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?

Nous avons joué contre une équipe qui fait partie du top 3, et ce n’est pas des moindres. Malgré cela, nous marquons 24 buts. C’est d’abord louable. Vous aurez d’ailleurs constaté que l’équipe monte en puissance au fil de la compétition. Comme je l’ai dit hier, l’objectif reste la Coupe du Président, et il est fort probable que nous affrontions le Cameroun demain. Nous allons tout mettre en œuvre pour aller le plus loin possible dans cette Coupe du Président. Le Cap-Vert n’est pas une petite équipe. Notre stratégie était de ne pas jouer dans la précipitation, de prendre tout notre temps, ce qui les énervait. A chaque fois qu’il y avait des montées rapides de balle, vous avez vu comment ils allaient le plus vite possible. Face à une équipe de ce niveau, réussir à marquer 24 buts n’est pas chose facile. C’est une grande nation de handball. Nous, nous revenons après 30 ans d’absence. Il est donc normal d’encourager les joueurs. La progression au cours de la compétition, vous la ressentez vous-même. Je crois que nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité.

Vous avez indiqué que l’équipe monte en puissance, mais on a constaté trois buts d’écart à la mi-temps, puis huit buts d’écart en seconde période. Comment expliquez-vous cela ?

En seconde mi-temps, les consignes n’ont pas été respectées comme elles auraient dû l’être. Vous avez pu constater qu’il y a eu trop de précipitation en attaque. Cela a entraîné beaucoup de pertes de balle. Il y a eu des montées rapides avec des balles perdues. C’est un problème que nous avons identifié. Les consignes avaient été correctement respectées en première mi-temps, mais en seconde période, les joueurs ont décidé d’aller un peu plus vite, ce qui a provoqué de nombreuses pertes de balle.

Comment peut-on aborder cette dernière phase, quand on sait que l’équipe a réalisé un bon match face au Cap-Vert ?

Il faut dire que nous avons déjà amorcé la stratégie que nous allons utiliser contre le Cameroun. Nous y travaillons déjà. Nous avons suivi le match du Cameroun contre le Kenya ou l’Ouganda. Nous nous préparons aussi bien sur le plan offensif que défensif. Nous nous y apprêtons. Nous allons galvaniser le moral des joueurs et je crois que l’objectif sera atteint.

Que faudra-t-il faire avant d’aborder la Coupe du Président ?

Nous aurons des séances vidéo. Il y a des séquences de la seconde mi-temps que nous allons leur présenter, ainsi que celles de la première mi-temps, afin de leur montrer la différence en matière de gestion du jeu entre les deux périodes. C’est très capital.

Entre le premier et le troisième match, on observe une nette amélioration. Comment expliquez-vous cette montée en puissance de l’équipe béninoise ?

C’est ce que l’on appelle la confiance en soi, le fait de croire en ses capacités. Ensuite, je crois que le directeur technique national, Basile Nouatin, et l’encadrement technique ont expliqué aux joueurs qu’ils avaient évolué en dessous de leurs capacités. Nous les avons invités à croire en leurs qualités et à comprendre qu’ils pouvaient faire mieux. Après 30 ans d’absence, lorsque des joueurs arrivent sur une telle compétition, le stress des premiers matchs est normal. Mais lorsqu’on leur montre qu’ils peuvent faire mieux que ce qu’ils ont produit, ils commencent à croire en eux-mêmes. C’est cela qui explique la montée en puissance de l’équipe.

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Warren Justin Pinto : « Nous entrons réellement dans la compétition maintenant »

L’arrière droit béninois Warren Justin Pinto se veut rassurant malgré les trois défaites en autant de sorties à la CAN 2026 de handball. Entre progression collective, apprentissage et ambitions pour la seconde phase, le joueur appelle à l’indulgence et à la confiance autour d’un groupe en pleine construction.

Trois matchs, trois défaites. Néanmoins, on observe une équipe qui monte en puissance…

C’est tout à fait cela. Nous avons montré un tout autre visage par rapport au premier match disputé en début de compétition. Des automatismes commencent à se mettre en place. Même sur le plan défensif, nous commençons à mieux nous comprendre par rapport à notre première sortie. En défense, nous sommes beaucoup plus en place. Nous entrons désormais dans la deuxième phase de la compétition. C’est précisément à ce moment-là que nous nous sommes fixé des objectifs clairs. A partir de maintenant, nous n’aurons plus droit à l’erreur, notamment lors du match que nous aurons demain. C’est une rencontre pour laquelle nous viserons la victoire. Finalement, on peut dire que nous entrons réellement dans la compétition maintenant.

Du premier au troisième match, y a-t-il eu des regrets ?

Je pense que lors du deuxième match contre le Congo, nous pouvons nourrir quelques regrets. Au final, nous nous rendons compte que nous n’étions pas si loin de cette équipe du Congo, avec une défaite 26-22. Il a peut-être manqué quelques détails. Mais quoi qu’il arrive, cela reste une phase d’apprentissage et cela va nous servir pour la deuxième semaine de compétition qui s’annonce.

Quel message adressez-vous au public sportif béninois, qui ne maîtrise pas forcément le handball et qui vient de voir la sélection nationale enchaîner trois défaites ?

Je dirais qu’il faut faire preuve d’indulgence envers notre équipe. Nous arrivons dans cette compétition après 30 ans d’absence du Bénin à la CAN. Nous disposons d’un groupe nouveau, qui n’a pas eu énormément de temps pour travailler ensemble. Nous faisons avec les moyens dont nous disposons et, sincèrement, au regard de l’enthousiasme et de la volonté qui animent ce groupe, je pense qu’il faut réellement être indulgent et essayer de voir tous les aspects positifs de cette équipe.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : Isaac Valot se projette sur la suite de la compétition !

Eliminé de la phase principale après trois rencontres disputées face à des adversaires de haut niveau, le pivot béninois Isaac Samuel Ayahi Valot affiche une bonne détermination. A l’aube de la Coupe du Président, il évoque les enseignements tirés de la phase de poules et les ambitions claires du Bénin pour la suite de la compétition à Kigali.

Au terme d’une troisième rencontre, que retenez-vous de cette phase de poules ?

Nous avons disputé des matchs assez compliqués. Nous savions que nous allions évoluer dans un groupe difficile. Il s’agissait de trois équipes qui prétendent à la qualification pour la Coupe du monde, des formations du top 5. Nous savions donc que ce seraient des matchs très relevés. Maintenant, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Ce dimanche, nous entamons la Coupe du Président. Nous allons faire le maximum pour remporter des matchs et pouvoir nous qualifier pour la prochaine CAN.

Nous sortons de la compétition principale pour aborder la Coupe du Président. A quoi peut-on s’attendre ?

Nous allons affronter le Cameroun. Nous savons que c’est une équipe qui va beaucoup se battre sur le terrain. Nous allons donc devoir tout donner, nous aussi, pour répondre au combat et pouvoir gagner le match. Tout au long de cette compétition, nous aborderons les rencontres avec le même état d’esprit que celui que j’ai évoqué au début : tout faire pour gagner, viser un classement dans le top 10 et ainsi nous qualifier pour la prochaine CAN.

La détermination est donc toujours présente ?

Toujours. Nous gardons la tête haute. Nous savons que ce sont des matchs difficiles. Mais c’est désormais une nouvelle compétition qui commence pour nous, et nous allons faire le maximum pour remporter tous les matchs qu’il nous reste à jouer.

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Ali Yaro à la 27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : « Le mouvement sportif est un et indivisible »

Président de la Fédération béninoise de volleyball, Ali Yaro a effectué le déplacement de Kigali pour soutenir la participation historique des Guépards handballeurs à la Coupe d’Afrique des Nations. Entre esprit de solidarité inter-fédérations, lecture lucide des prestations béninoises et reconnaissance de l’appui gouvernemental, le dirigeant sportif livre un témoignage empreint de réalisme et de vision, avec en toile de fond la volonté de capitaliser cette expérience au profit de l’ensemble du sport béninois.

Président de la Fédération béninoise de volleyball, vous êtes à Kigali pour la CAN de handball. Qu’est-ce qui justifie votre présence ?

Je suis à Kigali avant tout pour soutenir la Fédération béninoise de handball. Le mouvement sportif est un et indivisible. Il était important d’accompagner cette fédération, au regard des efforts consentis pour cette participation historique. Il s’agissait également de tirer des enseignements, d’observer la préparation, l’organisation et la participation, afin de capitaliser cette expérience au profit du volleyball, qui ambitionne aussi un retour sur la scène internationale.

Comment appréciez-vous la participation jusqu’à présent ?

Concernant la préparation, je dirais que les choses ont été faites avec les moyens disponibles. Je ne suis pas déçu. Certes, il y a eu deux défaites, mais avec un regard de sportif, les enseignements sont positifs. Face au Maroc, l’équipe a montré beaucoup de cœur en seconde période. Face au Congo, malgré les regrets, la défaite s’est jouée sur des détails. Le très haut niveau se joue sur ces détails. Il faut désormais travailler pour être plus réguliers et continuer à participer à ce type de compétitions. Avec le temps, le Bénin pourra s’installer durablement.

Quel regard portez-vous sur l’appui du gouvernement ?

Il faut saluer l’accompagnement du gouvernement. Sans cet appui, la participation n’aurait pas été possible. Au volleyball, nous bénéficions également de ce soutien, notamment en beach-volley, ce qui nous a permis de participer à des compétitions continentales et même à un mondial. Il nous revient désormais de démontrer que cet accompagnement est mérité, à travers le sérieux dans la préparation, les compétitions locales et les performances internationales.

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Guépard Du Jour : ​Éric Gbètoho Ahossou, le gardien du temple !

​Il est l’un des piliers sur lesquels repose l’édifice du handball béninois. À l’heure où les Guépards retrouvent les sommets continentaux à Kigali pour la 27ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Éric Gbètoho Ahossou se dresse comme un monument de résilience et d’excellence. Pétris d’expérience mondiale et reconnue pour son sens de détermination, le capitaine de Flowers-Cnss est bien plus qu’un joueur : il est la mémoire vivante d’une discipline en pleine renaissance.

​Tout commence dans la cité historique d’Abomey. C’est là, sous l’œil exigeant et formateur du coach Angelo Adjagbenon, que Éric forge son caractère et sa technique au sein du club de Flambeau Hbc devenue aujourd’hui Flambeau Sporting Club. Ce polissage initial portera ses fruits dès 2008, lorsqu’il rejoint l’ogre du handball béninois, Flowers de Cotonou. Depuis, son destin est indissociable de celui du club, dont il est devenu l’emblématique capitaine et avec lequel il a décroché pas moins de 13 titres de champion du Bénin. ​Le talent de Éric Ahossou ne s’est jamais arrêté aux frontières nationales.

Entre 2010 et 2012, il a porté haut les couleurs du Bénin sur la scène mondiale. On se souvient de son éclat exceptionnel en Inde, à Jaipur, lors du Mondial Challenge Trophy Intercontinental, où il fut sacré MVP dès le premier match contre l’Australie, guidant les siens vers une médaille de bronze historique. Cette épopée, complétée par une campagne en Grèce pour le Mondial Junior, a fait de lui l’un des rares joueurs béninois à avoir côtoyé l’élite planétaire.

​Un leader récompensé par ses pairs

​Sur le terrain, Éric Gbètoho Ahossou est un compétiteur né. Sa régularité est sa plus grande force, comme en témoigne son immense CV international : de Tripoli en 2008 à Laayoune en 2024 (Vice-champion de la Coupe d’Afrique des clubs champions avec Flowers-Cnss), il a parcouru le continent, des Coupes d’Afrique des clubs champions aux Jeux Africains d’Accra. Récemment encore, en 2025 au Maroc, sa classe a illuminé la Coupe d’Afrique des clubs champions. Lors de la confrontation face aux Gabonais de Manga DFIP, il a une nouvelle fois été sacré MVP, prouvant que les années n’ont aucune prise sur son talent.

​Aujourd’hui à Kigali, pour cette 27ème CAN de handball, Éric occupe naturellement le rôle de « grand frère » au sein de la sélection nationale. Son calme, son sens du placement et sa connaissance approfondie des joutes africaines font de lui un atout indispensable pour le staff technique. ​Il n’est pas au Rwanda pour faire de la figuration. Pour ce guerrier formé à l’école de la rigueur, chaque ballon est une bataille et chaque match une occasion de rappeler que le Bénin possède des talents capables de rivaliser avec les meilleurs. À Kigali, Éric Ahossou ne joue pas seulement pour une victoire ; il joue pour transmettre le flambeau et assurer que l’engagement total reste la signature des Guépards.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : la promesse de Warren Pinto pour la suite de la compétition !

Warren Pinto, arrière droit béninois, évoluant à Soisson en France, s’est exprimé au terme de la deuxième sortie du Bénin contre le Congo lors de la 27e édition de la CAN au Rwanda. Sa première expérience, l’ambiance du groupe et son ambition, sont entre autres sujets abordés avec notre rédaction. 

Vous jouez première CAN seniors de handball. Une belle expérience ?

« Dans un premier temps, c’est ma première CAN. C’est une expérience incroyable pour moi. J’ai connu une expérience en France, où je suis passé par un centre de formation d’un club professionnel. Par la suite, j’ai évolué dans les différents niveaux nationaux. Pouvoir participer à ce genre de championnat est une chance inouïe pour moi. Les matchs s’enchaînent et aucun ne se ressemble. Il y a une véritable montée en puissance, comme l’a dit le coach. Le premier match a été une découverte. Aujourd’hui, nous commençons réellement à entrer dans la compétition. Les connexions commencent à se mettre en place et un véritable état d’esprit se dégage de l’équipe. Nous avons une équipe de guerriers, avec une bonne mentalité, et je pense que cela va nous permettre d’aborder la deuxième semaine et de montrer que le Bénin possède de réelles qualités en handball. »


« Il y a effectivement beaucoup à apprendre. C’est un plaisir de jouer avec des joueurs comme Charly, par exemple, qui a connu le haut niveau en France. Tous les conseils qu’il peut nous donner sont précieux. Nous avons également un staff technique qui a connu le haut niveau. Le coach a entraîné en Nationale 1 en France. Tout cela, mis bout à bout, nous permet de progresser et de monter en puissance tout au long de la compétition. Moi qui suis de la génération 2001, l’idée est vraiment d’être cette génération qui fera éclore le handball béninois et d’orienter le pays vers le plus haut niveau. »

Un mot sur l’équipe congolaise…

C’est une équipe que je connais à travers certains joueurs, que je rencontre en club en France. C’est une équipe expérimentée, avec des joueurs de qualité, comme Naal, que je connais depuis l’enfance. Nous avons grandi ensemble. C’est un plaisir de le voir évoluer à ce niveau. L’ensemble de l’équipe congolaise possède de très bonnes qualités physiques et techniques. Je leur souhaite un excellent parcours. Il existe un respect mutuel entre nos deux équipes, et je leur souhaite beaucoup de réussite.

Qu’est-ce que tu apprécies dans l’équipe du Bénin ?

« C’est surtout l’engouement et la solidarité qui règnent dans le groupe. Nous avons été très bien accueillis à notre arrivée. J’ai besoin de coéquipiers présents et engagés. La force qu’ils dégagent en défense et dans l’état d’esprit me donne envie de donner encore plus. Je fais en sorte de livrer le meilleur de moi-même à chaque match. C’est un réel plaisir d’évoluer dans de telles conditions. Nous l’avons montré en défense. Le niveau affiché était bien supérieur à celui du match contre le Maroc. A la fin de la rencontre, même si le résultat est une défaite, nous la considérons comme une victoire morale, car nous avons changé d’état d’esprit. Cela va nous donner de la force pour la suite de la compétition. »

Que promettez-vous au public pour la suite du tournoi?

« Nous promettons de tout donner et de faire rayonner le drapeau du Bénin. Peut-être étions-nous perçus comme une petite nation à notre arrivée, mais notre objectif est de quitter cette compétition en affirmant que le Bénin est en train de devenir une grande nation de handball. »

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Handball béninois : la FBHB soucieuse de la reconversion des athlètes

Le Président de la Fédération Béninoise de Handball (FBHB), Sidikou Karimou, était l’invité de l’émission Café Média Plus, le vendredi 7 novembre 2025. Il a partagé les initiatives majeures que la Fédération met en place pour accompagner les athlètes, tant sur le plan sportif que sur le plan académique et professionnel.

Selon lui, le handball au Bénin est en pleine structuration, avec des acteurs déjà présents sur le marché sportif. « Aujourd’hui, nous avons des gens qui sont déjà sur le marché, il y a un certain nombre de choses qu’on ne peut plus rattraper. Mais il faut préparer ces personnes à l’après-carrière », a-t-il souligné.

Le patron du handball au Bénin a insisté sur la nécessité pour les athlètes de ne pas se limiter au sport. « On ne peut pas vivre que du handball », a-t-il rappelé. Dans ce cadre, la FBHB développe des partenariats exclusifs qui permettent aux sportifs, même sans formation préalable, d’acquérir des compétences et de se préparer à s’insérer dans la société. « Le cursus normal n’est pas automatique : ce n’est pas parce que vous avez joué que vous pouvez devenir encadreur. Il faut savoir faire autre chose, et nous travaillons à cela », a-t-il précisé.

Parmi les initiatives concrètes, la Fédération Béninoise de Handball a signé un partenariat avec l’Université ESAE. Ce partenariat permet aux athlètes titulaires du baccalauréat de poursuivre gratuitement leurs études jusqu’au Master, représentant une économie de près de 10 millions de francs CFA. L’objectif est clair : former des sportifs complets, capables de réussir sur le terrain et dans la vie après leur carrière sportive.

En outre, la FBHB a également investi dans la formation de journalistes et consultants sportifs, afin de garantir une expertise de qualité. « Nous avons formé des consultants expérimentés qui commentent déjà nos matchs en direct. Quand le handball fera partie des programmes télévisés, ces experts seront incontournables », a expliqué le Président Sidikou Karimou.

Avec ces initiatives, la Fédération Béninoise de Handball démontre sa vision ambitieuse : professionnaliser la discipline, préparer les athlètes à l’après-carrière, et renforcer l’impact médiatique et institutionnel du handball au Bénin.

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Sidikou Karimou trace la voie : Ouidah, future capitale mondiale du Beach Handball !

Lors du Café Média Plus consacré au thème « Handball au Bénin : entre renaissance et défis », le président de la Fédération béninoise de handball, Sidikou Karimou, a tenu un discours visionnaire et inspirant à Cotonou, le 7 novembre 2025. Devant un public composé de journalistes, de techniciens et de passionnés du sport, il an exposé la nouvelle ambition du handball béninois : faire de Ouidah la capitale mondiale du Beach handball.

« Le maire de Ouidah a décidé de faire de sa ville l’une des plus belles cités sportives de plage. Nous sommes en route pour finaliser un partenariat stratégique afin d’en faire la capitale du Beach handball africain, voire mondiale », a-t-il affirmé avec conviction. Le président n’a pas caché la grandeur du projet, soulignant que cette ambition ne se limitera ni au Bénin, ni au continent africain.

« Nous ne voulons pas nous contenter de l’Afrique. Nous voulons que Ouidah devienne la plus belle ville du Beach handball au monde », a-t-il insisté. Au-delà du Beach handball, Sidikou Karimou a évoqué la nécessité de repenser le développement du handball traditionnel, en misant sur une meilleure organisation des pôles régionaux. Selon lui, les clubs de formation demeurent le socle de la discipline au Bénin. Il a cité plusieurs bases historiques du handball féminin, tels que Flambeau d’Abomey, Modèle de Porto-Novo, Baobab de Lokossa ou encore ASSEC de Djougou, qui ont contribué à former l’élite féminine béninoise.

Côté masculin, il a insisté sur l’importance d’impliquer les étudiants et les forces armées, deux piliers essentiels selon lui pour relancer la compétition et la formation de talents durables. « On ne peut se développer le sport sans les étudiants et sans l’armée », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de redynamiser les clubs universitaires comme ceux de l’UAC et de l’UNIPAR.

Conscient des défis financiers et logistiques, Sidikou Karimou prône une politique sportive pragmatique, fondée sur la formation, la structuration et la valorisation des talents. « Nous savons où aller chercher ce que nous voulons, mais nous devons rester stratégiques pour ne décourager personne », a-t-il précisé.

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Académie du HBC Nantes au Bénin : Sidikou Karimou revient sur les objectifs de sa création !

Le vendredi 7 novembre 2025, le président de la Fédération béninoise de handball, Sidikou Karimou, était l’invité de Café de Média Plus pour parler du handball béninois. La causerie-débat, placée sous le thème Handball au Bénin : entre renaissance et défis, a été l’occasion pour le patron du handball béninois de revenir sur plusieurs axes fondamentaux de sa gestion à la tête de l’instance faîtière. Et, comme on pouvait s’y attendre, le projet de création de l’Académie de handball du HBC Nantes était au cœur des échanges.

Après l’annonce officielle de l’opérationnalisation de l’Académie du HBC Nantes au Bénin, l’occasion a été donnée au président Sidikou Karimou de revenir plus en profondeur sur l’importance de la concrétisation de ce projet.

« L’Académie avec Nantes est une belle histoire qui a commencé depuis plusieurs années avec le club professionnel du HBC Nantes, qui est un partenaire sur lequel nous avons décidé de travailler sur la durée, travailler sur la formation, sur la structuration et sur la professionnalisation du métier de handballeur, parce qu’il faut que ça devienne un métier », a commencé par déclarer le président. En effet, selon lui, « pour réussir ce genre de projet, il vaut mieux partir avec des professionnels qui savent déjà le faire. Et donc, le HBC Nantes a déjà toute cette structure, et il s’agit pour elle d’amener cette structuration au Bénin et de nous permettre de préparer nos athlètes pour le haut niveau ».

« Les objectifs sont clairs : préparer les jeunes à devenir de grands champions. Il faut bien qu’on commence quelque part. Le modèle qui nous plaît, c’est le modèle du H. Nous allons l’éprouver, nous irons jusqu’au bout et nous allons l’évaluer. Il ne sert à rien d’avoir plusieurs partenariats pour ne pas avoir de partenariat », a-t-il souligné.

Le président, très pragmatique, évoque d’ailleurs la question du financement, qu’il considère ne pas être la plus importante. « Le club de Nantes est un club très bien structuré, qui ne bénéficie pas d’un appui institutionnel d’un État. Donc, aujourd’hui, nous avons besoin de faire cette structuration. Nous ne voulons pas beaucoup d’argent tout de suite, pour ne pas ne plus pouvoir vivre quand il n’y en aura plus. Nous voulons une structuration qui permette de gagner de l’argent progressivement et de travailler sur la durée pour la postérité. Donc, nous allons nous contenter, nous allons être très fidèles dans notre mariage, dans notre partenariat avec Nantes. »

Tourné vers l’avenir, le président Sidikou Karimou a rendu hommage à l’entraîneur principal de l’Académie, Ludovic Seutchie, qui, selon lui, incarne très bien la vision des deux parties. La vision n’est pas de venir plagier ce qui se fait à Nantes, mais de travailler pour que la formation soit de qualité.

« Ludovic doit pouvoir faire un diagnostic efficace de ce qui se passe au pays, et c’est seulement à la suite de ce diagnostic que nous allons mettre en place les critères d’admission à l’Académie qui s’adaptent à notre environnement, ainsi que le lieu que nous allons choisir pour l’hébergement des enfants, parce qu’il faut qu’ils soient hébergés. Il faut qu’ils, éventuellement, se retrouvent à aller aux cours dans la même école, puisqu’il faut qu’on les ait ensemble pour qu’ils puissent s’entraîner tous les jours. Donc, Ludovic, à partir de maintenant, travaille beaucoup pour finaliser ces contours, afin que nous puissions lancer, je l’espère, à la rentrée prochaine, l’Académie », a fait savoir le président.

Ainsi, tout est résolument prêt pour faire du Bénin le premier pays d’Afrique subsaharienne à abriter l’une des plus grandes académies de handball d’un des plus grands clubs européens voire du monde..

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