Warren Justin Pinto : « Nous entrons réellement dans la compétition maintenant »

L’arrière droit béninois Warren Justin Pinto se veut rassurant malgré les trois défaites en autant de sorties à la CAN 2026 de handball. Entre progression collective, apprentissage et ambitions pour la seconde phase, le joueur appelle à l’indulgence et à la confiance autour d’un groupe en pleine construction.

Trois matchs, trois défaites. Néanmoins, on observe une équipe qui monte en puissance…

C’est tout à fait cela. Nous avons montré un tout autre visage par rapport au premier match disputé en début de compétition. Des automatismes commencent à se mettre en place. Même sur le plan défensif, nous commençons à mieux nous comprendre par rapport à notre première sortie. En défense, nous sommes beaucoup plus en place. Nous entrons désormais dans la deuxième phase de la compétition. C’est précisément à ce moment-là que nous nous sommes fixé des objectifs clairs. A partir de maintenant, nous n’aurons plus droit à l’erreur, notamment lors du match que nous aurons demain. C’est une rencontre pour laquelle nous viserons la victoire. Finalement, on peut dire que nous entrons réellement dans la compétition maintenant.

Du premier au troisième match, y a-t-il eu des regrets ?

Je pense que lors du deuxième match contre le Congo, nous pouvons nourrir quelques regrets. Au final, nous nous rendons compte que nous n’étions pas si loin de cette équipe du Congo, avec une défaite 26-22. Il a peut-être manqué quelques détails. Mais quoi qu’il arrive, cela reste une phase d’apprentissage et cela va nous servir pour la deuxième semaine de compétition qui s’annonce.

Quel message adressez-vous au public sportif béninois, qui ne maîtrise pas forcément le handball et qui vient de voir la sélection nationale enchaîner trois défaites ?

Je dirais qu’il faut faire preuve d’indulgence envers notre équipe. Nous arrivons dans cette compétition après 30 ans d’absence du Bénin à la CAN. Nous disposons d’un groupe nouveau, qui n’a pas eu énormément de temps pour travailler ensemble. Nous faisons avec les moyens dont nous disposons et, sincèrement, au regard de l’enthousiasme et de la volonté qui animent ce groupe, je pense qu’il faut réellement être indulgent et essayer de voir tous les aspects positifs de cette équipe.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : Isaac Valot se projette sur la suite de la compétition !

Eliminé de la phase principale après trois rencontres disputées face à des adversaires de haut niveau, le pivot béninois Isaac Samuel Ayahi Valot affiche une bonne détermination. A l’aube de la Coupe du Président, il évoque les enseignements tirés de la phase de poules et les ambitions claires du Bénin pour la suite de la compétition à Kigali.

Au terme d’une troisième rencontre, que retenez-vous de cette phase de poules ?

Nous avons disputé des matchs assez compliqués. Nous savions que nous allions évoluer dans un groupe difficile. Il s’agissait de trois équipes qui prétendent à la qualification pour la Coupe du monde, des formations du top 5. Nous savions donc que ce seraient des matchs très relevés. Maintenant, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Ce dimanche, nous entamons la Coupe du Président. Nous allons faire le maximum pour remporter des matchs et pouvoir nous qualifier pour la prochaine CAN.

Nous sortons de la compétition principale pour aborder la Coupe du Président. A quoi peut-on s’attendre ?

Nous allons affronter le Cameroun. Nous savons que c’est une équipe qui va beaucoup se battre sur le terrain. Nous allons donc devoir tout donner, nous aussi, pour répondre au combat et pouvoir gagner le match. Tout au long de cette compétition, nous aborderons les rencontres avec le même état d’esprit que celui que j’ai évoqué au début : tout faire pour gagner, viser un classement dans le top 10 et ainsi nous qualifier pour la prochaine CAN.

La détermination est donc toujours présente ?

Toujours. Nous gardons la tête haute. Nous savons que ce sont des matchs difficiles. Mais c’est désormais une nouvelle compétition qui commence pour nous, et nous allons faire le maximum pour remporter tous les matchs qu’il nous reste à jouer.

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27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : Les Guépards sortent la tête haute face au mondialiste cap‑verdiens

 

La phase de groupe de la 27e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) s’est achevée ce samedi 24 janvier 2026 pour le Bénin. Si le tableau d’affichage de la BK Arena a scellé le sort de la rencontre de ce jour en faveur du Cap-Vert (32-24), il ne saurait occulter le visage conquérant et la détermination affichés par les hommes de Basile Pinto.

Pour mesurer la portée de la performance béninoise, il faut regarder le pedigree de l’adversaire. Face aux Guépards, se dressait une montagne : le Cap-Vert, vice-champion d’Afrique 2022. Avec quatre participations à leur actif et un statut de mondialiste, les « Requins Bleus » font désormais partie de l’élite continentale, portés par une progression fulgurante ces dernières années. À l’opposé, le Bénin signe seulement son deuxième retour sur la scène africaine en trois décennies, un signe fort du renouveau du handball national.

Loin de se laisser impressionner par le palmarès adverse, les Ambassadeurs béninois ont fait preuve d’un sérieux tactique exemplaire. Malgré un début de match difficile, Simbia Sankara et ses coéquipiers ont su maintenir la pression, refusant de sombrer face à la puissance capverdienne. L’entrée de Joël Ahossi dans les buts a été le tournant psychologique de la première période ; ses arrêts de grande classe ont galvanisé une défense solidaire, permettant au Bénin de rester au contact à la pause (14-11). ​Le secteur offensif n’est pas resté en reste. L’efficacité de Charly Sossou, auteur de sept réalisations, couplée au dynamisme de Samsoum -Dine Ganiou et au soutien de Renaud Sokegbé, Rafiou Gomina et Abdou Raouf, a prouvé que le Bénin possède les armes pour rivaliser avec des cadors

​Cap sur la Coupe du Président

Si les trois revers en phase de poules privent le Bénin des quarts de finale, l’ardeur des poulains de Basile Pinto est restée intacte jusqu’à la dernière seconde. Cette expérience face à un récent médaillé d’argent continental est un apprentissage accéléré pour cette jeune équipe en reconstruction. ​L’aventure continue désormais en Coupe du Président. Pour ces Guépards qui retrouvent la lumière africaine après trente ans d’absence, chaque match est une pierre posée pour l’édifice futur. L’objectif reste de continuer à honorer le drapeau national et prouver que le Bénin a bel et bien retrouvé sa place sur la carte du handball africain.

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Portrait – Guépard du jour : Ibrahim Hadi, un talent qui fait rêver tout un peuple !

Calme, travailleur et bien efficace sur le terrain, il fait partie des rares joueurs béninois qui font rêver. À 30 ans, Ibrahim Hadi reste insatiable et continue de faire parler de lui. L’international handballeur béninois évoluant au poste d’arrière gauche et pensionnaire de l’AC Soissons Handball Club en France, depuis quelques mois, connaît un parcours marqué par la résilience.

Formé au Bénin et du haut de son 1 mètre 91, Ibrahim Hadi s’est imposé comme l’un des profils les plus fiables du championnat national. Passé notamment par ASO Volcan, ASPAC HBC, puis Flowers CNSS, il a connu avec ce dernier club, plusieurs saisons de haut niveau, marquées par des titres nationaux et une présence régulière sur la scène continentale, dont la finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions 2024. L’histoire commence pour lui au secondaire, par le biais de l’un de ses professeurs de sport, Rufin Michozounou, qui avait détecté en lui les aptitudes d’un handballeur lors des cours d’EPS. C’est donc ce dernier qui l’a fait intégrer l’équipe du collège Akpakpa Centre de Cotonou.

Ce professeur de sport, qui était simultanément le coach de l’équipe du collège et celui du club de l’ASO Volcan Handball, son club formateur, a changé la trajectoire de sa vie. Après plusieurs tournois scolaires (Uases), Ibrahim Hadi intègre Volcan Handball dans les catégories d’âge. Une étape de sa carrière qui va très vite se concrétiser par une participation au championnat national des catégories d’âge, puis par une sélection en équipe nationale cadette où il deviendra champion de la Zone 2 et 3 à l’issue du Tournoi international de handball (Ouaga 2013).

L’aventure va se poursuivre pour le prodige béninois qui, deux ans plutard, devient deux fois vice-champion du Bénin avec Volcan Handball Club en seniors, puis vice-champion la saison suivante avec la formation de l’ASPAC HBC (Association Sportive du Port Autonome de Cotonou) qu’il rejoint ensuite.

Faisant partie de l’un des meilleurs à cet époque, il rejoint l’année suivante l’équipe de Flowers Handball Club et devient champion du Bénin en 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022. Il termine vice-champion en 2023 avant de renouer avec le titre en 2024. La même année, il crée la sensation avec son club au Championnat d’Afrique des Clubs Champions au Maroc (Laayoune 2024), où il termine vice-champion face à Al Ahly d’Égypte.

Sur le plan international, Hadi est un cadre de la sélection nationale béninoise. Son profil athlétique (1,91 m), sa puissance de tir et sa discipline tactique font de lui un élément régulièrement convoqué lors des compétitions officielles, notamment pour cette 27e Coupe d’Afrique des Nations de handball au Rwanda.

Après avoir conquis le Bénin, Ibrahim Hadi a débarqué en Europe, à Soissons Handball, pour élever son niveau de jeu, s’aguerrir au handball européen et continuer à représenter dignement le Bénin à l’international. Pour le handball béninois, ce transfert est un signe fort que le championnat béninois est capable de peaufiner le talent des joueurs prêts à s’exporter.

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Ali Yaro à la 27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : « Le mouvement sportif est un et indivisible »

Président de la Fédération béninoise de volleyball, Ali Yaro a effectué le déplacement de Kigali pour soutenir la participation historique des Guépards handballeurs à la Coupe d’Afrique des Nations. Entre esprit de solidarité inter-fédérations, lecture lucide des prestations béninoises et reconnaissance de l’appui gouvernemental, le dirigeant sportif livre un témoignage empreint de réalisme et de vision, avec en toile de fond la volonté de capitaliser cette expérience au profit de l’ensemble du sport béninois.

Président de la Fédération béninoise de volleyball, vous êtes à Kigali pour la CAN de handball. Qu’est-ce qui justifie votre présence ?

Je suis à Kigali avant tout pour soutenir la Fédération béninoise de handball. Le mouvement sportif est un et indivisible. Il était important d’accompagner cette fédération, au regard des efforts consentis pour cette participation historique. Il s’agissait également de tirer des enseignements, d’observer la préparation, l’organisation et la participation, afin de capitaliser cette expérience au profit du volleyball, qui ambitionne aussi un retour sur la scène internationale.

Comment appréciez-vous la participation jusqu’à présent ?

Concernant la préparation, je dirais que les choses ont été faites avec les moyens disponibles. Je ne suis pas déçu. Certes, il y a eu deux défaites, mais avec un regard de sportif, les enseignements sont positifs. Face au Maroc, l’équipe a montré beaucoup de cœur en seconde période. Face au Congo, malgré les regrets, la défaite s’est jouée sur des détails. Le très haut niveau se joue sur ces détails. Il faut désormais travailler pour être plus réguliers et continuer à participer à ce type de compétitions. Avec le temps, le Bénin pourra s’installer durablement.

Quel regard portez-vous sur l’appui du gouvernement ?

Il faut saluer l’accompagnement du gouvernement. Sans cet appui, la participation n’aurait pas été possible. Au volleyball, nous bénéficions également de ce soutien, notamment en beach-volley, ce qui nous a permis de participer à des compétitions continentales et même à un mondial. Il nous revient désormais de démontrer que cet accompagnement est mérité, à travers le sérieux dans la préparation, les compétitions locales et les performances internationales.

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CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : A la découverte du Cap-Vert, le troisième adversaire du Bénin

 

A Kigali, du 21 au 31 janvier 2026, l’équipe masculine du Cap-Vert aborde la CAN SENIORS HOMMES avec un statut qui n’a plus rien d’anecdotique. En l’espace de deux cycles olympiques, la sélection insulaire a quitté les marges du continent pour s’installer parmi les places fortes africaines, portée par une progression méthodique et une identité de jeu affirmée.

Sous la conduite de l’entraîneur Jorge Rito, le Cap-Vert s’est révélé au grand public lors de la CAN 2020, conclue à une prometteuse cinquième place. Cette première apparition majeure a ouvert la voie à une dynamique constante, malgré l’épisode douloureux du Mondial 2021, marqué par un forfait prématuré en raison de la pandémie de Covid-19. Loin de freiner l’élan, cet obstacle a servi de catalyseur.

La consécration continentale intervient en 2022, avec une finale historique et une médaille d’argent qui fait date. Depuis, la régularité s’impose comme la marque de fabrique cap-verdienne : quatrième à la CAN 2024, 23e puis 25e aux Championnats du monde 2023 et 2025, la sélection démontre une capacité à exister durablement sur la scène internationale.

A Kigali, les joueurs assument désormais leurs ambitions. Les cadres de l’effectif évoquent un groupe mûri par l’expérience, animé par la volonté de franchir un nouveau palier. Discipline tactique, engagement physique et solidarité collective demeurent les piliers d’un projet qui vise clairement le dernier carré. Plus qu’un outsider, le Cap-Vert avance désormais en prétendant crédible, conscient que la constance est devenue sa meilleure alliée.

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Guépard du Jour : Sankara Simbia, l’élégance d’un leader au service du collectif

Il est de ceux dont la présence rassure et dont la parole apaise. A 38 ans, Sankara Simbia incarne la mémoire, la constance et l’ambition retrouvée du handball béninois. Capitaine des Guépards, le demi-centre s’avance à Kigali avec le statut des anciens et l’enthousiasme d’un pionnier, à l’occasion du retour du Bénin à la Coupe d’Afrique des nations seniors hommes de handball, trente ans après sa dernière apparition.

Né le 16 novembre à Parakou, Sankara Simbia embrasse très tôt le handball. Son parcours épouse celui d’un bâtisseur patient. De Cyclone de Parakou en Division 2 entre 2007 et 2008, puis l’UAC HBC, avant d’atterrir dans l’équipe de Flowers CNSS, le natif de Parakou a gravi les échelons et évolue depuis peu au sein du club portuaire de l’Aspac. Champion du Bénin avec Flowers, il s’est non seulement forgé une réputation de meneur, travailleur et loyal, mais aussi respecté dans les vestiaires comme sur le parquet.

Physiquement, l’homme ne triche pas. Haut de ses 1,77 m pour 75 kg, il ne domine pas par la puissance brute, mais par l’intelligence du jeu, la vision périphérique et la justesse des transmissions. Demi-centre, Sankara Simbia est une boussole tactique. Il temporise, accélère, organise et assume ses responsabilités dans le jeu. Moralement, il est un capitaine de devoir, adepte du collectif avant l’ego, de l’humilité avant la fanfaronnade.

Vainqueur en 2025 de la 2ᵉ édition du tournoi de l’ACNOA Zone 3 à Ouagadougou avec la sélection nationale, face au Ghana en finale, il aborde la CAN Rwanda 2026 sans complexe. « Nous ne ressentons pas de pression particulière », confie-t-il. Pour lui, l’essentiel est de jouer match après match, de défendre chèrement chaque ballon et rappeler que le Bénin n’est plus un figurant.

A la CAN rwandaise à Kigali, Sankara Simbia ne promet pas des miracles. Il promet mieux l’engagement total et la fierté retrouvée. Et cela, pour un peuple sportif en quête de repères, vaut déjà beaucoup.

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Barry Babatchene : « Entre le Maroc et le Congo, on a senti une nette progression »

Présent à Kigali dans le cadre de la campagne handball, l’entraîneur d’Énergie Handball Club de Cotonou, Barry Babachéné, a suivi de près les prestations des Guépards handballeurs du Bénin. Entre manque de préparation, progression notable d’un match à l’autre et prudence face à la redoutable sélection cap-verdienne, le technicien livre une analyse mesurée et réaliste du retour béninois sur la scène continentale, trente ans après sa dernière participation.

Vous êtes à Kigali dans le cadre de la campagne handball. Vous avez assisté aux prestations des handballeurs béninois. En tant que technicien, quelles analyses faites-vous des deux sorties du Bénin ?

Tout d’abord, je félicite les athlètes. Une CAN n’est pas une petite compétition. Lorsque l’on compare les deux sorties, on constate une nette progression chez les joueurs. Ce constat peut s’expliquer par un manque lors de la préparation, notamment l’absence de matchs amicaux. Cela a certainement eu un impact. Toutefois, malgré cela, nous avons observé une nette amélioration de l’équipe dans son ensemble entre le premier match face au Maroc et le second face au Congo. Des matchs amicaux auraient permis de mieux préparer les joueurs et de corriger certaines erreurs avant l’entrée en compétition.

Entre le match face au Maroc et celui contre le Congo, qu’est-ce qui a changé dans la manière de jouer ?

Face au Maroc, on a constaté un manque de maîtrise collective. L’équipe débutait le match, mais au fil de la rencontre, on sentait qu’il n’y avait pas encore d’équipe type clairement établie. Les relations entre les joueurs de la base arrière, ainsi qu’avec les ailiers, n’étaient pas bien huilées. Il a fallu l’entrée de certains joueurs, notamment les locaux qui se connaissaient déjà, pour ressentir une meilleure coordination. L’absence de matchs de préparation a empêché une véritable complicité entre les nouveaux venus, notamment les binationaux, et les joueurs locaux. Chacun a sa manière de jouer, et cela nécessite du temps. Face au Congo, nous avons constaté une nette amélioration, signe que les joueurs commencent à mieux se connaître. Nous pouvons donc espérer encore mieux pour le prochain match.

Face au Cap-Vert, que peut-on attendre du Bénin ?

Le Cap-Vert est une très grande équipe que je respecte énormément. Le Bénin ne devra pas jouer à leur rythme. Si nous parvenons à maîtriser cet aspect, peut-être pourrons-nous les tenir en échec. Les joueurs doivent être conscients qu’ils affrontent une équipe composée de grands joueurs. Il ne faudra pas se précipiter, mais jouer calmement, balle après balle, comme si chaque possession était décisive. Ala fin, nous pourrons peut-être obtenir le résultat espéré, à condition d’éviter les erreurs grossières.

Trente ans après, le retour du Bénin sur la scène continentale était-il opportun ?

Tout moment est idéal. Nous avons une fédération ambitieuse et un gouvernement prêt à accompagner le sport. Je dirais qu’il s’agit presque d’une première participation pour tous les joueurs et même pour le staff. Nous sommes venus avant tout pour apprendre. Il ne faut pas dire que nous sommes venus pour gagner.
L’essentiel est que la fédération continue sur cette dynamique, permette à cette jeune équipe de participer régulièrement aux CAN. C’est à ce prix que le Bénin pourra progressivement se forger un nom sur le plan continental.

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Quenum Koffi : « Après trente ans, participer à la CAN est déjà une performance »

 
De retour à la Coupe d’Afrique des nations de handball après trois décennies d’absence, le Bénin poursuit son apprentissage à Kigali. Après deux sorties face au Maroc et au Congo, le préparateur physique des équipes masculines, Quenum Koffi, dresse un diagnostic lucide de la prestation des Guépards, entre difficultés liées à l’altitude, regrets mesurés et motifs d’espoir avant le dernier match de poules contre le Cap-Vert.
 
Quenum Koffi, membre de la Direction Technique Nationale  de la Fédération béninoise de handball
 
 

Vous êtes ici à Kigali dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de handball. Le Bénin est de retour après trente ans de disette et a déjà disputé deux matchs. Que peut-on retenir après ces deux sorties ?

Je tiens à rappeler que lors de la première rencontre face au Maroc, nous avons rencontré énormément de difficultés, notamment parce que nous n’avons pas bénéficié d’une période d’acclimatation. Il faut rappeler qu’à Cotonou, nous nous entraînions à une altitude quasi nulle. En revanche, à Kigali, nous sommes à près de 1 600 mètres d’altitude. Les Guépards handballeurs n’avaient donc pas eu le temps nécessaire pour s’acclimater, ce qui les a un peu pénalisés sur le plan physique. Ils n’arrivaient pas à récupérer rapidement, car l’organisme n’était pas encore bien adapté. En revanche, lors de la seconde rencontre face au Congo, nous avons compris que ces valeureux Guépards avaient fourni de grands efforts. Ils ont été à la hauteur, puisque le score est resté relativement serré. Certes, nous aurions pu faire mieux, mais en raison de certaines difficultés, notamment au niveau des réceptions et de la concentration, nous n’avons pas réussi à prendre le dessus. Je trouve toutefois que nos joueurs ont fourni beaucoup d’efforts. Ils ont désormais pris confiance et sont progressivement en train d’entrer dans la compétition. Je crois que de belles choses nous attendent.
 

Sur cette rencontre, y a-t-il eu des regrets, sachant qu’il y avait quelque chose à prendre face au Congo ?

Il y a forcément des regrets, car sur plusieurs actions, nous n’avons pas réussi à marquer pour sécuriser la fin du match. Ces regrets se traduisent clairement au niveau du score. Un score serré de 26 à 22 montre que nous étions tout proches. Avec le nombre de ballons perdus et les occasions manquées en attaque, cela prouve que nous pouvions remporter cette rencontre. Nous allons donc essayer de remonter le moral du groupe, de leur redonner confiance afin que, lors des prochaines rencontres, nous puissions espérer de meilleurs résultats.
 

Avant le dernier match de poules, qu’est-ce qu’il faut corriger face au Cap-Vert ?

Nous constatons essentiellement que nos joueurs ont des difficultés en attaque. Ils n’arrivent pas suffisamment à se regrouper ni à pénétrer les intervalles. Ils jouent parfois trop loin de la défense, ce qui empêche une bonne circulation du ballon vers les partenaires. S’ils peuvent déjà commencer à corriger ces aspects, même si le temps est limité pour intégrer toutes ces notions, nous pouvons espérer mieux. Il faudra également qu’ils osent davantage. Lorsque le schéma de jeu ne fonctionne pas, ils doivent prendre la responsabilité d’aller au duel avec leur vis-à-vis, montrer leurs capacités, puis, si nécessaire, ressortir le ballon et continuer à oser.
 

Peut-on ressentir de la frustration après cette participation à la CAN, trente ans après ?

Non, il n’y a aucun regret, aucune frustration. Après trente ans, le simple fait d’avoir participé constitue déjà une performance. Ce sont des repères importants que nous sommes en train de prendre afin de mieux rebondir à l’avenir. Nous devons désormais analyser ces repères, corriger les difficultés observées face aux équipes rencontrées et nous projeter vers les prochaines compétitions afin de donner le meilleur de nous-mêmes.
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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : les Guépards ambitieux face au Congo !

Ce jeudi 22 janvier 2026, le Bénin a effectué sa deuxième sortie de cette 27e Coupe d’Afrique des nations (CAN) Rwanda 2026. Opposés à l’une des meilleures nations du continent, les Guépards handballeurs ont été ambitieux.

Ayant appris de leurs erreurs lors du premier match face au Maroc, les poulains du coach Basile Pinto ont présenté un meilleur visage face aux Diables rouge handballeurs.

Déterminés dès l’entame, ils ont fait douter les congolais en prenant même une avance de 2 buts ( 3-1 ) dès les cinq premiers minutes du match. Mais devant une équipe congolaise qui est à sa 22e participation à une CAN , la tâche n’était pas aussi facile. 14-9 en faveur du Congo à la pause, le Bénin est revenu des vestiaires plus déterminé et confiant.

Le match est monté en intensité et ils ont fait rêver le public sportif en cherchant à créer l’exploit. 24-21 à la 57e minute, ils y sont presque, à deux doigts de renverser les choses, mais c’est sans compter sur l’expérience de la formation congolaise.

26- 22 au coup de sifflet final, les Guépards tombent les armes à la main. Au delà de cette performance c’est la promesse d’une équipe conquérante qui continue de grandir. L’apprentissage va se poursuivre pour Basile Pinto et ses joueurs qui ont déjà le regard tourné vers le prochain rendez-vous. Le Bénin affronte le Cap vert , une nation du top 4 de l’élite continentale, le samedi 24 janvier 2026 pour le compte de la troisième journée dans le groupe D

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