
Sidikou Karimou : « Professionnaliser le handball béninois, c’est structurer toute la chaîne des intervenants »
Invité du « Café Média Plus » ce vendredi 7 novembre 2025 à Cotonou, le Président de la Fédération béninoise de handball (FBHB), Sidikou Karimou, a dressé un bilan éloquent de son premier mandat. Entre essor quantitatif, consolidation des formations et démocratisation de la discipline, le premier responsable fédéral se projette vers un avenir ambitieux pour le handball national.
Sous le thème « Handball au Bénin : entre renaissance et défis », le patron du handball béninois a livré une analyse lucide et structurée de l’évolution du handball béninois. Son propos, nourri de chiffres et de réalisations concrètes, traduit la vision d’une fédération tournée vers la professionnalisation et la popularisation de la pratique. D’entrée, Sidikou Karimou a mis en lumière les progrès spectaculaires enregistrés dans la formation des entraîneurs. De la Licence D IHF à la Licence A IHF, les chiffres témoignent d’une progression soutenue notamment plus de 100 entraîneurs formés au niveau D (dont 34 femmes), 2 au niveau B et 4 au niveau A. « Ces sessions de formations, encadrées par des experts de la Fédération Internationale de Handball, nous rapprochent progressivement des standards mondiaux », a-t-il précisé.

Mais au-delà des diplômes, c’est le maillage national et la structuration du mouvement associatif qui marquent la renaissance du handball béninois. Entre 2021 et 2025, le pays est passé de 29 à 67 clubs affiliés, tandis que le nombre de licenciés a bondi de 1 200 à 8 647. Une évolution considérable, même si, de l’aveu du président, le ratio reste encore loin des standards internationaux. « La quantité reste la base de la qualité. Nous devons élargir la base pour espérer une élite durable », a-t-il insisté.
Des leviers majeurs
La Coupe de l’Indépendance constitue l’un des leviers majeurs de cette démocratisation. Unique en son genre, elle mobilise les 77 communes autour d’une compétition sans étrangers, où chaque joueur défend les couleurs de sa localité d’origine. « Cette formule réveille l’identité locale et ravive la flamme du handball dans nos territoires », s’est réjoui Sidikou Karimou, non sans rappeler que le nombre de communes actives est passé de 20 à 40. Enfin, la formation ne se limite pas aux acteurs de terrain. La FBHB a également investi dans la professionnalisation des journalistes et consultants sportifs, avec la contribution de personnalités comme Amélie Goudjo et Jocelyn Veilure. « Professionnaliser le handball, c’est structurer toute la chaîne d’intervenants », a conclu le président, convaincu que le Bénin se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire sportive au niveau du handball.




































