Handball béninois : la FBHB soucieuse de la reconversion des athlètes

Le Président de la Fédération Béninoise de Handball (FBHB), Sidikou Karimou, était l’invité de l’émission Café Média Plus, le vendredi 7 novembre 2025. Il a partagé les initiatives majeures que la Fédération met en place pour accompagner les athlètes, tant sur le plan sportif que sur le plan académique et professionnel.

Selon lui, le handball au Bénin est en pleine structuration, avec des acteurs déjà présents sur le marché sportif. « Aujourd’hui, nous avons des gens qui sont déjà sur le marché, il y a un certain nombre de choses qu’on ne peut plus rattraper. Mais il faut préparer ces personnes à l’après-carrière », a-t-il souligné.

Le patron du handball au Bénin a insisté sur la nécessité pour les athlètes de ne pas se limiter au sport. « On ne peut pas vivre que du handball », a-t-il rappelé. Dans ce cadre, la FBHB développe des partenariats exclusifs qui permettent aux sportifs, même sans formation préalable, d’acquérir des compétences et de se préparer à s’insérer dans la société. « Le cursus normal n’est pas automatique : ce n’est pas parce que vous avez joué que vous pouvez devenir encadreur. Il faut savoir faire autre chose, et nous travaillons à cela », a-t-il précisé.

Parmi les initiatives concrètes, la Fédération Béninoise de Handball a signé un partenariat avec l’Université ESAE. Ce partenariat permet aux athlètes titulaires du baccalauréat de poursuivre gratuitement leurs études jusqu’au Master, représentant une économie de près de 10 millions de francs CFA. L’objectif est clair : former des sportifs complets, capables de réussir sur le terrain et dans la vie après leur carrière sportive.

En outre, la FBHB a également investi dans la formation de journalistes et consultants sportifs, afin de garantir une expertise de qualité. « Nous avons formé des consultants expérimentés qui commentent déjà nos matchs en direct. Quand le handball fera partie des programmes télévisés, ces experts seront incontournables », a expliqué le Président Sidikou Karimou.

Avec ces initiatives, la Fédération Béninoise de Handball démontre sa vision ambitieuse : professionnaliser la discipline, préparer les athlètes à l’après-carrière, et renforcer l’impact médiatique et institutionnel du handball au Bénin.

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Sidikou Karimou trace la voie : Ouidah, future capitale mondiale du Beach Handball !

Lors du Café Média Plus consacré au thème « Handball au Bénin : entre renaissance et défis », le président de la Fédération béninoise de handball, Sidikou Karimou, a tenu un discours visionnaire et inspirant à Cotonou, le 7 novembre 2025. Devant un public composé de journalistes, de techniciens et de passionnés du sport, il an exposé la nouvelle ambition du handball béninois : faire de Ouidah la capitale mondiale du Beach handball.

« Le maire de Ouidah a décidé de faire de sa ville l’une des plus belles cités sportives de plage. Nous sommes en route pour finaliser un partenariat stratégique afin d’en faire la capitale du Beach handball africain, voire mondiale », a-t-il affirmé avec conviction. Le président n’a pas caché la grandeur du projet, soulignant que cette ambition ne se limitera ni au Bénin, ni au continent africain.

« Nous ne voulons pas nous contenter de l’Afrique. Nous voulons que Ouidah devienne la plus belle ville du Beach handball au monde », a-t-il insisté. Au-delà du Beach handball, Sidikou Karimou a évoqué la nécessité de repenser le développement du handball traditionnel, en misant sur une meilleure organisation des pôles régionaux. Selon lui, les clubs de formation demeurent le socle de la discipline au Bénin. Il a cité plusieurs bases historiques du handball féminin, tels que Flambeau d’Abomey, Modèle de Porto-Novo, Baobab de Lokossa ou encore ASSEC de Djougou, qui ont contribué à former l’élite féminine béninoise.

Côté masculin, il a insisté sur l’importance d’impliquer les étudiants et les forces armées, deux piliers essentiels selon lui pour relancer la compétition et la formation de talents durables. « On ne peut se développer le sport sans les étudiants et sans l’armée », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de redynamiser les clubs universitaires comme ceux de l’UAC et de l’UNIPAR.

Conscient des défis financiers et logistiques, Sidikou Karimou prône une politique sportive pragmatique, fondée sur la formation, la structuration et la valorisation des talents. « Nous savons où aller chercher ce que nous voulons, mais nous devons rester stratégiques pour ne décourager personne », a-t-il précisé.

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Infrastructures au Handball : la grosse annonce du président Sidikou Karimou !

Invité du Café Média Plus le vendredi 7 novembre 2025, le président de la Fédération Béninoise de Handball, Sidikou Karimou s’est exprimé sur les défis liés aux infrastructures sportives et sur les projets en cours au sein de la fédération dans ce domaine.

« Nous sommes une fédération, nous avons une parcelle de pouvoir qui nous a été conférée par le ministère des Sports, par l’État. Chacun a son rôle. Dans les pays comme le nôtre, tout ce qui concerne les infrastructures et les investissements de grande envergure relève de la compétence de l’État. Notre mission, à nous, c’est de développer la discipline. Il nous appartient donc de nous adapter et d’utiliser au mieux l’existant », a-t-il clarifier dans un premier temps.

Tout en reconnaissant l’importance d’infrastructures modernes pour le développement du handball béninois, le président Sidikou Karimou a souligné que l’absence de salles adéquates ne doit pas être un frein à l’action. « Oui, si nous trouvons de nouvelles salles, de belles salles, nous ferons sûrement plus. Mais en attendant, nous n’allons pas croiser les bras », a-t-il insisté.

Selon lui, la fédération ne fait pas d’une priorité l’organisation de compétitions internationales pour l’instant, faute d’infrastructures adaptées : « C’est vrai qu’avec des salles, nous aurions pu postuler pour accueillir des compétitions internationales. Aujourd’hui, nous ne le pouvons pas, mais nous n’en faisons pas une préoccupation, car ce n’est pas inscrit dans nos cahiers de charges. »

Sidikou Karimou a également évoqué les projets en cours pour doter le handball béninois d’infrastructures intermédiaires. Il a notamment cité l’exemple du centre Don Bosco à Parakou, qui a accueilli la phase finale de la Ligue Pro 2 cette année : « Don Bosco est un établissement professionnel où l’on forme des artisans. Eux-mêmes ont construit et couvert leur propre terrain. Quand nous avons vu cela, nous avons eu un peu honte. Si une école peut investir dans une telle infrastructure, nous devons en être capables aussi. Avant la fin de ce mandat, notre ambition est de laisser un terrain dans une autre région du pays, en attendant les belles salles que l’État mettra à notre disposition. »

Enfin, il a révélé qu’un projet concret de construction est déjà lancé : « Nous avons initié un processus pour construire un terrain. Je risque de trahir des secrets si j’en parle, car nous avons déjà des partenaires prêts à financer. Nous allons nous rapprocher des mairies, car le projet ne sera viable pour nous que si nous n’investissons pas dans le foncier. Nous espérons que cette infrastructure deviendra le terrain de la Fédération, une source de pratique à toute heure, mais aussi une source de revenus. »

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Académie du HBC Nantes au Bénin : Sidikou Karimou revient sur les objectifs de sa création !

Le vendredi 7 novembre 2025, le président de la Fédération béninoise de handball, Sidikou Karimou, était l’invité de Café de Média Plus pour parler du handball béninois. La causerie-débat, placée sous le thème Handball au Bénin : entre renaissance et défis, a été l’occasion pour le patron du handball béninois de revenir sur plusieurs axes fondamentaux de sa gestion à la tête de l’instance faîtière. Et, comme on pouvait s’y attendre, le projet de création de l’Académie de handball du HBC Nantes était au cœur des échanges.

Après l’annonce officielle de l’opérationnalisation de l’Académie du HBC Nantes au Bénin, l’occasion a été donnée au président Sidikou Karimou de revenir plus en profondeur sur l’importance de la concrétisation de ce projet.

« L’Académie avec Nantes est une belle histoire qui a commencé depuis plusieurs années avec le club professionnel du HBC Nantes, qui est un partenaire sur lequel nous avons décidé de travailler sur la durée, travailler sur la formation, sur la structuration et sur la professionnalisation du métier de handballeur, parce qu’il faut que ça devienne un métier », a commencé par déclarer le président. En effet, selon lui, « pour réussir ce genre de projet, il vaut mieux partir avec des professionnels qui savent déjà le faire. Et donc, le HBC Nantes a déjà toute cette structure, et il s’agit pour elle d’amener cette structuration au Bénin et de nous permettre de préparer nos athlètes pour le haut niveau ».

« Les objectifs sont clairs : préparer les jeunes à devenir de grands champions. Il faut bien qu’on commence quelque part. Le modèle qui nous plaît, c’est le modèle du H. Nous allons l’éprouver, nous irons jusqu’au bout et nous allons l’évaluer. Il ne sert à rien d’avoir plusieurs partenariats pour ne pas avoir de partenariat », a-t-il souligné.

Le président, très pragmatique, évoque d’ailleurs la question du financement, qu’il considère ne pas être la plus importante. « Le club de Nantes est un club très bien structuré, qui ne bénéficie pas d’un appui institutionnel d’un État. Donc, aujourd’hui, nous avons besoin de faire cette structuration. Nous ne voulons pas beaucoup d’argent tout de suite, pour ne pas ne plus pouvoir vivre quand il n’y en aura plus. Nous voulons une structuration qui permette de gagner de l’argent progressivement et de travailler sur la durée pour la postérité. Donc, nous allons nous contenter, nous allons être très fidèles dans notre mariage, dans notre partenariat avec Nantes. »

Tourné vers l’avenir, le président Sidikou Karimou a rendu hommage à l’entraîneur principal de l’Académie, Ludovic Seutchie, qui, selon lui, incarne très bien la vision des deux parties. La vision n’est pas de venir plagier ce qui se fait à Nantes, mais de travailler pour que la formation soit de qualité.

« Ludovic doit pouvoir faire un diagnostic efficace de ce qui se passe au pays, et c’est seulement à la suite de ce diagnostic que nous allons mettre en place les critères d’admission à l’Académie qui s’adaptent à notre environnement, ainsi que le lieu que nous allons choisir pour l’hébergement des enfants, parce qu’il faut qu’ils soient hébergés. Il faut qu’ils, éventuellement, se retrouvent à aller aux cours dans la même école, puisqu’il faut qu’on les ait ensemble pour qu’ils puissent s’entraîner tous les jours. Donc, Ludovic, à partir de maintenant, travaille beaucoup pour finaliser ces contours, afin que nous puissions lancer, je l’espère, à la rentrée prochaine, l’Académie », a fait savoir le président.

Ainsi, tout est résolument prêt pour faire du Bénin le premier pays d’Afrique subsaharienne à abriter l’une des plus grandes académies de handball d’un des plus grands clubs européens voire du monde..

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27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : les Guépards logés dans le groupe D !

Les Guépards du Bénin sont un peu plus situés sur leur feuille de route à la 27ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Seniors Hommes de handball. Ceci, au terme de la cérémonie de tirage au sort effectué le vendredi 14 novembre 2025 à Kigali au Rwanda où se tiendra également la compétition, du 21 au 31 janvier 2026.

À l’issue du tirage au sort qui a permis la composition des poules pour le premier tour de cette 27e CAN de handball seniors hommes, les Guépards du Bénin ont hérité du groupe D. Une poule qui se donne déjà le statut de celle de la mort en référence à sa composition de sélections ambitieuses, détenant des cartes de visite impressionnantes. Le Cap-Vert, finaliste en 2022 (défaite contre l’Égypte), 4e de l’édition en 2024, est l’un des adversaires du Bénin à la CAN Rwanda 2026. À celui-ci, s’ajoute le Maroc, 7e de la Can 2024 (après une défaite en quart de finale face au Cap-Vert), très régulier à la CAN et qualifié à 8 reprises pour le Championnat du Monde. L’autre adversaire des Guépards du Bénin dans le groupe D est le Congo (Brazzaville). Les Diables Rouges ont dans leur palmarès 25 participations à la CAN avec une place de finaliste en 1983 et une 13e place décrochée lors de la dernière édition.

La sélection béninoise aura pour objectif de se frayer une place parmi ces géants des grandes compétitions. Si l’équipe parvenait à faire forte sensation au premier tour, elle va découvrir à l’étape des éliminatoires directes, les meilleures sélections des :

Groupe A : Algérie, Nigeria, Rwanda, Zambie.

Groupe B : Egypte, Angola, Gabon, Ouganda.

Groupe C : Tunisie, Guinée, Cameroun, Kenya.

Soulignons que la compétition est dominée par trois nations : la Tunisie (10 titres), l’Égypte (9 titres) et l’Algérie (7 titres), toutes présentes à cette CAN Rwanda 2026. Aucune autre nation n’a donc remporté la compétition.

 

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Sidikou Karimou (Pdt FBHB) : « Nous avons réussi à garder l’héritage que les anciens nous ont laissé »

Le vendredi 7 novembre 2025, Sidikou Karimou était face aux médias pour le numéro spécial du Café Médias Plus du mois de Novembre. Le président de la Fédération béninoise de handball (FBHB) a partagé une analyse approfondie de la dynamique actuelle de la discipline au Bénin. Il a notamment mis en lumière le rôle stratégique joué par les anciens acteurs du handball dans la stabilité et la continuité de la gouvernance fédérale. Entre organisation interne apaisée, soutien matériel renforcé aux clubs et défis liés au partenariat avec les équipementiers, le président a exposé les ressorts et perspectives du développement du handball national.

Dès l’entame, Sidikou Karimou a confirmé l’existence d’un creuset regroupant les anciennes figures du handball national. « C’est presque comme un comité de sages. Et je pense que c’est une des chances qu’on a au niveau du handball. On a réussi à garder l’héritage que les anciens nous ont laissé », a-t-il déclaré. Selon lui, ce groupe joue un rôle déterminant dans la continuité institutionnelle et la cohésion à la tête de la fédération.

Une stabilité fondée sur le consensus

Contrairement à d’autres disciplines sportives où les élections donnent lieu à des clivages, le handball béninois s’illustre par une gestion concertée des transitions. « Au niveau de la fédération béninoise de handball, on finit toujours par aller aux élections avec une liste de consensus. On ne veut pas se tirer dans les pattes. On ne veut pas avoir un camp A contre un camp B. À la fin, on veut avoir un seul camp pour le développement du handball », a affirmé Sidikou Karimou. Il reconnaît à cet égard le rôle clé des anciens : « Ce sont eux qui y veillent. Ce sont eux qui apportent le soutien. J’en profite pour leur dire merci. » Le président a également rendu hommage à certaines figures majeures du handball béninois, comme le président de la Confédération Africaine de Handball, Dr Aremou Mansourou, ainsi que le Président du Comité National Olympique et Sportif Béninois (CNOS-BEN), Julien Minavoa.

Un modèle de financement orienté projets

Abordant la question des ressources, Sidikou Karimou a clarifié le mode d’obtention des financements : « Nous faisons des appels pour financer des projets. Et la Confédération ou les institutions internationales financent », a-t-il expliqué. C’est ainsi que la FBHB a obtenu plus de 1 500 ballons, dont plus de 1 000 distribués aux classes sportives, et 500 autres encore attendus. « Nous avons eu tellement de ballons qu’on en a offert aux classes sportives car il était utile qu’on aide à mettre du matériel de travail à disposition. » Aujourd’hui, assure-t-il, l’enjeu du matériel est maîtrisé. « Tous les clubs ont été suffisamment pourvus en matériel, de ballons et de filets, pour ne plus avoir à parler de ce problème. »

Le dossier de l’équipementier, une question institutionnelle

Évoquant la question de l’équipement officiel, Sidikou Karimou a rappelé le contexte du partenariat annoncé avec PUMA : « À un moment, on nous a dit qu’il y a eu un partenariat exclusif avec PUMA. Et quand il sera signé au niveau du ministère, chaque fédération ira négocier son deal. Depuis ce temps-là, il ne s’est pas passé grand-chose. » Dans cette situation, la fédération joue la prudence : « Nous avons une parcelle de pouvoir que le ministère nous concède. Si le ministère nous lâche la main, on ira chercher (d’autres partenariats ndlr). Mais en attendant, nous ne pouvons pas faire des actions isolées. Donc nous restons disciplinés. »

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Sidikou Karimou dévoile la stratégie pour faire rayonner davantage le handball béninois

Invité du « Café Média Plus » le vendredi 7 novembre 2025, le Président de la Fédération béninoise de handball (FBHB), Sidikou Karimou a livré une réflexion profonde sur la professionnalisation du handball béninois et l’exportation des talents. Entre réalisme économique, audace réformatrice et lucidité sociale, le président de la FBHB trace la voie d’un développement durable pour la discipline.

Du local à l’international. Le président de la Fédération béninoise de handball (FBHB) Sidikou Karimou a dévoilé la stratégie pour faire rayonner le handball béninois. Pour Sidikou Karimou, l’avenir du handball béninois passe inévitablement par la professionnalisation des clubs. « Si nous voulons vraiment faire évoluer notre discipline, nous devons la professionnaliser. Et cela commence par les clubs, car ce sont eux les véritables acteurs du développement », a-t-il affirmé. Le président de la FBHB souligne que la fédération ne saurait agir isolément. Elle se considère plutôt comme le bras opérationnel des réformes initiées au niveau national. « Le projet des sociétés sportives n’est pas celui d’une seule discipline, mais une vision gouvernementale. Chaque fédération doit y trouver sa voie et en tirer le meilleur. », indique-t-il. Ainsi, la professionnalisation ne se limite pas à la création de structures sportives, mais s’étend à la formation des dirigeants et à l’optimisation des dépenses. Le modèle du football sert ici de référence, sans imitation servile. « Oui, nous copions le foot dans l’esprit, mais chaque discipline adapte sa stratégie pour mieux se structurer », précise-t-il.

Le défi des moyens et de la continuité

Au-delà des ambitions, Sidikou Karimou insiste sur un obstacle majeur notamment la régularité des moyens. Selon lui, la durabilité des projets sportifs repose sur la constance de l’investissement. « Le plus grand problème dans toutes les disciplines reste la continuité. Les cycles de découragement, après quelques revers, freinent nos progrès. Or, dans le sport, les défaites font partie de l’apprentissage », fait-il observer. C’est pour pallier cette fragilité que la FBHB a misé sur des partenariats solides, notamment avec le club français HBC Nantes. Ce projet d’académie, financé principalement par le partenaire européen, vise à créer un modèle autonome et pérenne. « Le projet ne dépendra pas de la fédération ni de ma personne. Il vivra grâce à une vision partagée, portée par le Bénin et ses partenaires », a-t-il rassuré.

Ouverture internationale comme levier de croissance

L’un des axes majeurs de cette stratégie est l’exportation des talents béninois. Pour le président Karimou, le rayonnement du handball national passe par la visibilité internationale des joueurs. « Participer régulièrement aux compétitions, c’est donner envie aux talents, ici et ailleurs, de rejoindre le Bénin. Personne ne veut jouer pour une équipe absente des tournois », va-t-il indiquer. Ainsi, grâce à la collaboration avec le HBC Nantes, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour les athlètes béninois. «D’ici quelques années, des joueuses et joueurs issus de notre championnat pourront intégrer le club de Nantes. Notre championnat devient une vitrine d’exposition, et chaque performance attire désormais le regard de recruteurs », a affirmé le président de la FBHB.

Lever les barrières sociologiques

Mais le président n’élude pas les freins culturels et sociaux qui limitent parfois la mobilité des jeunes athlètes. « Beaucoup de Béninois ont peur de l’aventure. Peu de parents acceptent de laisser leurs enfants de moins de 18 ans partir à l’étranger pour le sport. Ce n’est pas seulement un problème sportif, c’est aussi un enjeu sociologique », regrette-t-il. Conscient de ces réalités, Sidikou Karimou plaide pour la création d’un environnement rassurant et encadré pour les départs à l’étranger. « Notre rôle, à la fédération, est de sécuriser ces démarches. Si nous sommes informés, nous pouvons alléger certaines charges administratives ou financières pour favoriser ces intégrations », a-t-il souligné.

Une politique déjà mise en œuvre, puisque deux handballeurs béninois évoluent désormais dans le championnat français. « Ces départs n’ont pas été simples. Il a fallu négocier, convaincre, parfois renoncer à des compensations pour permettre au talent de s’exprimer. Mais l’essentiel est que le pays passe avant les intérêts particuliers », confie-t-il. En conclusion, Sidikou Karimou réaffirme sa conviction : « le handball béninois est à un tournant historique ». A l’en croire, la professionnalisation ne se résume pas à une réforme structurelle, mais à une transformation de mentalité. « Nous devons penser à long terme, investir dans la formation, l’exposition et la confiance. C’est ainsi que naîtra une génération de champions capables de rivaliser à l’international », a-t-il conclu. Son appel sonne comme un manifeste ; celui de bâtir un handball béninois audacieux, structuré et ouvert sur le monde.

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CAN Rwanda 2026 : les Guépards du Bénin fixés sur leurs adversaires ce 14 novembre

Le handball béninois retient son souffle à l’approche du tirage au sort de la 27e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Seniors Hommes. Prévue pour le vendredi 14 novembre 2025 à Kigali (Rwanda), cette cérémonie cruciale révèlera le chemin que devront emprunter les Guépards du Bénin dans la course au titre continental.

​Le suspense monte d’un cran pour les nations qualifiées pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de Handball. Le pays hôte, le Rwanda, accueillera dans quelques heures, la cérémonie officielle du tirage au sort. L’événement aura lieu à l’Amahoro Stadium de Kigali (Rwanda), le vendredi 14 novembre 2025, à 14h00 (heure de Cotonou). Ce rendez-vous marquera le début concret de la préparation pour les sélections masculines concernées. ​Parmi les pays enregistrés pour cette compétition continentale, le Bénin est listé dans le Pot 4, aux côtés du Kenya, de la Zambie et de l’Ouganda. La répartition des équipes en différents niveaux est stratégique et se base généralement sur les performances passées des sélections. Être placé au niveau 4 signifie que les Guépards seront assurés d’éviter au premier tour d’autres équipes de ce même pot. En revanche, ils croiseront obligatoirement le fer avec des têtes de série issues des niveaux 1, 2, 3. 

Niveau 1 : Egypte, Algérie, Tunisie, Cap Vert
Niveau 2 : Guinée, Maroc, Angola, Nigeria
Niveau 3 : Cameroun, Gabon, Congo, Rwanda
Niveau 4 : 𝐁𝐞́𝐧𝐢𝐧, Kenya, Zambie, Ouganda

L’enjeu pour les Guépards qui renouent avec la scène continentale après des années d’absence dans cette compétition, sera de se mesurer aux meilleures équipes du continent et jouer au véritable trouble fête.

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Sidikou Karimou : « Professionnaliser le handball béninois, c’est structurer toute la chaîne des intervenants »

Invité du « Café Média Plus » ce vendredi 7 novembre 2025 à Cotonou, le Président de la Fédération béninoise de handball (FBHB), Sidikou Karimou, a dressé un bilan éloquent de son premier mandat. Entre essor quantitatif, consolidation des formations et démocratisation de la discipline, le premier responsable fédéral se projette vers un avenir ambitieux pour le handball national.

Sous le thème « Handball au Bénin : entre renaissance et défis », le patron du handball béninois a livré une analyse lucide et structurée de l’évolution du handball béninois. Son propos, nourri de chiffres et de réalisations concrètes, traduit la vision d’une fédération tournée vers la professionnalisation et la popularisation de la pratique. D’entrée, Sidikou Karimou a mis en lumière les progrès spectaculaires enregistrés dans la formation des entraîneurs. De la Licence D IHF à la Licence A IHF, les chiffres témoignent d’une progression soutenue notamment plus de 100 entraîneurs formés au niveau D (dont 34 femmes),  2 au niveau B et 4 au niveau A. « Ces sessions de formations, encadrées par des experts de la Fédération Internationale de Handball, nous rapprochent progressivement des standards mondiaux », a-t-il précisé.

Mais au-delà des diplômes, c’est le maillage national et la structuration du mouvement associatif qui marquent la renaissance du handball béninois. Entre 2021 et 2025, le pays est passé de 29 à 67 clubs affiliés, tandis que le nombre de licenciés a bondi de 1 200 à 8 647. Une évolution considérable, même si, de l’aveu du président, le ratio reste encore loin des standards internationaux. « La quantité reste la base de la qualité. Nous devons élargir la base pour espérer une élite durable », a-t-il insisté.

Des leviers majeurs

La Coupe de l’Indépendance constitue l’un des leviers majeurs de cette démocratisation. Unique en son genre, elle mobilise les 77 communes autour d’une compétition sans étrangers, où chaque joueur défend les couleurs de sa localité d’origine. « Cette formule réveille l’identité locale et ravive la flamme du handball dans nos territoires », s’est réjoui Sidikou Karimou, non sans rappeler que le nombre de communes actives est passé de 20 à 40. Enfin, la formation ne se limite pas aux acteurs de terrain. La FBHB a également investi dans la professionnalisation des journalistes et consultants sportifs, avec la contribution de personnalités comme Amélie Goudjo et Jocelyn Veilure. « Professionnaliser le handball, c’est structurer toute la chaîne d’intervenants », a conclu le président, convaincu que le Bénin se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire sportive au niveau du handball.

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