
Aimé Sèbio : « Nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité »
Malgré une troisième défaite face au Cap-Vert (24-32), le sélectionneur béninois Aimé Sèbio retient les signes encourageants affichés par ses joueurs à Kigali. Progression collective, confiance retrouvée et projection vers la Coupe du Président, le technicien béninois se montre résolument optimiste.
Le Bénin s’incline pour son troisième match face à une grande équipe, le Cap-Vert, sur le score de 24-32. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?
Nous avons joué contre une équipe qui fait partie du top 3, et ce n’est pas des moindres. Malgré cela, nous marquons 24 buts. C’est d’abord louable. Vous aurez d’ailleurs constaté que l’équipe monte en puissance au fil de la compétition. Comme je l’ai dit hier, l’objectif reste la Coupe du Président, et il est fort probable que nous affrontions le Cameroun demain. Nous allons tout mettre en œuvre pour aller le plus loin possible dans cette Coupe du Président. Le Cap-Vert n’est pas une petite équipe. Notre stratégie était de ne pas jouer dans la précipitation, de prendre tout notre temps, ce qui les énervait. A chaque fois qu’il y avait des montées rapides de balle, vous avez vu comment ils allaient le plus vite possible. Face à une équipe de ce niveau, réussir à marquer 24 buts n’est pas chose facile. C’est une grande nation de handball. Nous, nous revenons après 30 ans d’absence. Il est donc normal d’encourager les joueurs. La progression au cours de la compétition, vous la ressentez vous-même. Je crois que nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité.
Vous avez indiqué que l’équipe monte en puissance, mais on a constaté trois buts d’écart à la mi-temps, puis huit buts d’écart en seconde période. Comment expliquez-vous cela ?
En seconde mi-temps, les consignes n’ont pas été respectées comme elles auraient dû l’être. Vous avez pu constater qu’il y a eu trop de précipitation en attaque. Cela a entraîné beaucoup de pertes de balle. Il y a eu des montées rapides avec des balles perdues. C’est un problème que nous avons identifié. Les consignes avaient été correctement respectées en première mi-temps, mais en seconde période, les joueurs ont décidé d’aller un peu plus vite, ce qui a provoqué de nombreuses pertes de balle.
Comment peut-on aborder cette dernière phase, quand on sait que l’équipe a réalisé un bon match face au Cap-Vert ?
Il faut dire que nous avons déjà amorcé la stratégie que nous allons utiliser contre le Cameroun. Nous y travaillons déjà. Nous avons suivi le match du Cameroun contre le Kenya ou l’Ouganda. Nous nous préparons aussi bien sur le plan offensif que défensif. Nous nous y apprêtons. Nous allons galvaniser le moral des joueurs et je crois que l’objectif sera atteint.
Que faudra-t-il faire avant d’aborder la Coupe du Président ?
Nous aurons des séances vidéo. Il y a des séquences de la seconde mi-temps que nous allons leur présenter, ainsi que celles de la première mi-temps, afin de leur montrer la différence en matière de gestion du jeu entre les deux périodes. C’est très capital.
Entre le premier et le troisième match, on observe une nette amélioration. Comment expliquez-vous cette montée en puissance de l’équipe béninoise ?
C’est ce que l’on appelle la confiance en soi, le fait de croire en ses capacités. Ensuite, je crois que le directeur technique national, Basile Nouatin, et l’encadrement technique ont expliqué aux joueurs qu’ils avaient évolué en dessous de leurs capacités. Nous les avons invités à croire en leurs qualités et à comprendre qu’ils pouvaient faire mieux. Après 30 ans d’absence, lorsque des joueurs arrivent sur une telle compétition, le stress des premiers matchs est normal. Mais lorsqu’on leur montre qu’ils peuvent faire mieux que ce qu’ils ont produit, ils commencent à croire en eux-mêmes. C’est cela qui explique la montée en puissance de l’équipe.
