A quarante-huit heures du coup d’envoi de la 27e Coupe d’Afrique des Nations de handball, les Guépards handballeurs ont pris leurs marques au Petit Stade de Kigali. Entre gestion de la fatigue après un long voyage, réglages tactiques et bilan médical rassurant, les hommes de Basile Pinto se préparent à déjouer les pronostics, trente ans après leur dernière apparition sur la scène continentale.

Arrivés dans la capitale rwandaise après vingt-quatre heures de voyage, les Guépards du Bénin n’ont pas tardé à fouler le plancher. En début de soirée de ce lundi 19 janvier 2026, ils ont effectué leur première séance d’entraînement au Petit Stade de Kigali afin d’évacuer la fatigue du trajet et de retrouver les automatismes travaillés à Cotonou.
Pour le sélectionneur principal, Basile Pinto, l’heure est à l’adaptation. « On est arrivés ce matin, un petit peu fatigué. Lors de l’entraînement de ce jour, on a fait un petit travail d’ouverture du système neuromusculaire… On a eu une séance avec des hauts et des bas. C’est normal. On est en train de digérer le voyage », a-t-il lâché. Ailier droit de l’équipe, Eric Santos Ahossou confirme cette volonté de ne pas perdre de temps, vu le défi en face. « C’est une révision qu’on a faite… Le coach a essayé de mettre les systèmes en place pour qu’on n’oublie pas et que, pour le match contre le Maroc, on puisse mettre tout cela en application », a-t-il renchéri.

L’ambition de « grandir » sans complexe

Pour leur retour à cette grand-messe continentale après trois décennies d’absence, le défi est immense pour les Béninois, qui ont hérité du Maroc d’entrée de jeu. Si le sélectionneur reconnaît le déséquilibre sur le papier, il compte sur la cohésion d’un groupe renforcé par cinq binationaux parfaitement intégrés. « On ne joue pas dans la même cour avec le Maroc. Mais l’idée, c’est quand même de les perturber. On est là pour apprendre, pour grandir et surtout pour être beaucoup plus forts dans deux ans », confie Basile Pinto. Selon les confidences du technicien français, l’idéal est d’éviter la dernière place et de prouver que le handball béninois a sa place parmi l’élite. Conscients de l’enjeu, les joueurs font preuve d’une détermination sans nulle autre pareille. « Le moral est haut à divers niveaux. Nous sommes prêts », a rassuré l’ailier béninois Eric Ahossou.

​Bilan sanitaire réjouissant avant l’entame

La grande satisfaction de ce début de tournoi vient du staff médical. Malgré l’intensité de la préparation, l’infirmerie est quasi vide. El Mouchid Bello, responsable médical de l’équipe, se veut rassurant sur la condition physique des athlètes. « Côté sanitaire, ils vont bien. Pas de blessures. C’est vrai qu’il y a des petits bobos dus à l’enchaînement des entraînements, mais rien de bien grave. Ils sont tous prêts », a révélé ce dernier. Il précise qu’un suivi rigoureux est en place pour les rares joueurs souffrant de douleurs chroniques. « On a un suivi journalier de ces joueurs. Ils sont au nombre de deux. Sur le côté médical, on est prêts à 90 % », se réjouit le médecin. Pour maintenir ce niveau, l’équipe mise sur un protocole strict mêlant massages, cryothérapie et suppléments nutritionnels. Après cette prise de contact avec le territoire rwandais, les Guépards auront une dernière séance d’entraînement ce mardi 20 janvier 2026 afin d’affiner leurs repères spatiaux dans le gymnase rwandais avant le grand saut mercredi 21 janvier prochain (face au Maroc).