
Licence D IHF au Bénin : 33 sur 33 d’admissibilité !
La Maison du Handball de Cotonou a servi de cadre, Mercredi 9 septembre 2026, à la cérémonie de clôture de la session consacrée à la Licence D de la Fédération internationale de handball (IHF). Au terme de cinq jours de formation, 33 stagiaires ont reçu leurs attestations avec la responsabilité nouvelle de retourner sur les terrains et transmettre autrement.
La session de formation pour l’obtention de la Licence D de la Fédération internationale de handball (IHF) ouverte le 5 septembre, a réuni 29 Béninois et quatre Gabonais, dont cinq femmes. Avec l’appui de la Confédération africaine de handball (CAHB) et de l’IHF, la formation s’est particulièrement intéressée à l’encadrement des enfants de 6 à 12 ans, un âge déterminant dans la construction du futur joueur. De même, les enseignements ont porté sur les fondamentaux du handball, le développement des qualités de base et la psychomotricité. Mais l’enjeu dépassait la seule acquisition de connaissances techniques. Il s’agissait aussi de rappeler aux entraîneurs que la formation d’un jeune joueur demande patience, méthode et sens de la pédagogie.

Kora Samourath Ayoka, intervenant au nom des stagiaires, a parfaitement résumé cette philosophie. Pour elle, « l’entraîneur est d’abord un éducateur, l’entraîneur est un éternel élève, et l’entraîneur sert le handball ». Trois repères simples qui donnent au métier une dimension humaine autant que sportive.
Le formateur Simon Burchard Menguede a également insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les pratiques. Alors que le programme initial prévoyait 30 heures de cours, la session a finalement dépassé les 45 heures. Les participants ont surtout été invités à documenter leurs séances, à fixer des objectifs et à suivre les progrès réalisés. Une discipline de travail encore appelée à s’enraciner dans les habitudes des encadreurs africains.

Présent à la cérémonie de clôture, le président de la Fédération béninoise de handball, Sidikou Karimou, a replacé la formation dans une perspective plus large. Les attestations, a-t-il rappelé, ne sauraient constituer une fin en soi. Leur portée se mesurera à la qualité du travail accompli auprès des jeunes. Dans cette logique, il a proposé la création d’une commission chargée de réfléchir à la digitalisation du registre de séances. L’initiative devrait permettre de mieux suivre les parcours, les acquis et l’évolution des entraîneurs. Au fond, la session de Cotonou aura surtout rappelé que le handball ne construit pas sa relève uniquement avec des joueurs, mais aussi avec des éducateurs capables de leur donner le goût du jeu et les moyens de progresser.

