​Guépard du Jour : Isaac Valot, le rempart d’acier venu de Roissy !

Engagé dans la 27e CAN Seniors Hommes au Rwanda, le pivot Isaac Valot s’est imposé dès son premier match comme un élément moteur de la sélection béninoise. Retour sur le parcours d’un joueur dont la rigueur défensive et l’efficacité offensive font déjà vibrer les supporters des Guépards.

​Avant de briller sous le soleil de Kigali, Isaac Valot a forgé son caractère et sa technique sur les parquets français. Tout commence à l’AS Saint-Mandé, où il découvre le handball à l’âge de 11 ans. Très vite, son potentiel attire les regards, le menant jusqu’aux rangs de l’US Ivry, club historique où il gravit les échelons des U18 France jusqu’à la Nationale 1 au sein du centre de formation. ​Après avoir confirmé son talent durant quatre saisons à Villemomble (N2), il évolue aujourd’hui à Roissy-en-France. C’est fort de cette expérience solide dans les championnats hexagonaux qu’il a rejoint l’équipe nationale du Bénin.

​Pour sa première apparition officielle sous les couleurs nationales lors du choc face au Congo, Isaac Valot n’a pas fait de figuration. Le pivot a rendu une copie parfaite : 100 % de réussite au tir (4/4). Mais au-delà des statistiques offensives, c’est son impact physique et sa rigueur en défense qui ont stabilisé le bloc béninois. ​ »Je suis très fier de pouvoir représenter le Bénin en équipe nationale. J’ai été super bien accueilli par les joueurs locaux », a confié le Guépard.

​L’esprit de corps comme moteur

​Intégrer un nouveau groupe est un défi, mais le nouveau pivot des Guépards semble avoir trouvé sa place naturellement. Sensible à la cohésion du groupe, il souligne l’importance du collectif. « C’est toujours un plaisir de jouer dans une équipe où il y a une bonne ambiance. Nous allons tout faire pour gagner des matchs », promet Isaac. ​Avec un tel atout dans ses rangs, le Bénin peut aborder les prochaines échéances continentales avec beaucoup d’ambition. Isaac Valot n’est pas seulement un renfort de poids ; il est déjà l’un des piliers sur lesquels le pays compte pour s’illustrer sur la scène continentale.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : Simbia Sankara et Abdou Raouf dressent le bilan du premier tour !

Au terme de la phase de groupes de la CAN 2026 de handball à Kigali, le capitaine des Guépards du Bénin, Sankara Simbia, et le nouveau visage de la sélection béninoise, l’ailier gauche Raouf Abdou Msa dressent un bilan encourageant. Entre apprentissage collectif et progression visible, les deux joueurs béninois se projettent avec ambition vers la seconde phase de la compétition.

Sankara Simbia : « Cette première phase a été très édifiante pour nous »

« Cette première phase a été très édifiante pour nous. Nous en avons tiré beaucoup de leçons. Comme vous avez pu le constater, au fur et à mesure que les matchs se sont enchaînés, la performance collective s’est améliorée. Aujourd’hui, nous sommes prêts à entrer dans la seconde phase de la compétition et nous espérons y réaliser de bons résultats. »

Raouf Abdou Msa, ailier gauche béninois : « On voit aujourd’hui un projet très sérieux autour de cette équipe »

« En premier lieu, nous retenons l’évolution entre le premier et le troisième match. On constate que, tant sur le plan défensif qu’offensif, nous proposons de bien meilleures choses qu’au premier match. Nous allons donc continuer à travailler dans ce sens pour la Coupe du Président, qui est très importante, car c’est à ce niveau-là que l’on nous attend. (…). Quant aux binationaux, ils peuvent constater aujourd’hui qu’il existe un projet très sérieux, avec une réelle envie de réussir. Ils ne devraient vraiment pas hésiter, car nous sommes bien entourés, que ce soit au niveau du ministère des Sports ou de la présidence de la Fédération. On voit clairement que les autorités sont avec nous, qu’elles veulent avancer à nos côtés et faire en sorte que le Bénin devienne véritablement une nation de handball. Il ne faut donc vraiment pas hésiter à venir. »

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : l’essentiel à savoir sur le Cameroun, le premier adversaire du Bénin en Coupe du Président !

Sélection historique du handball africain, l’équipe nationale masculine du Cameroun, surnommée les « Lions », avance aujourd’hui sur un fil ténu entre héritage et reconstruction. Forte d’un passé honorable, mais en quête d’un nouveau souffle, elle demeure une formation respectée sur le continent, capable d’éclairs comme de passages à vide.

Présents dès les premières éditions du Championnat d’Afrique des Nations, les Camerounais ont marqué l’histoire avec une médaille d’argent en 1974 et une de bronze en 1976. A ces performances s’ajoutent deux médailles d’argent aux Jeux africains, en 1978 et 1995, témoignant d’une époque où le Cameroun figurait parmi les places fortes du handball africain. Pourtant, malgré cette régularité continentale, 19 participations sur 26 éditions de la CAN, une frontière demeure infranchissable : la qualification pour un Championnat du monde, jamais atteinte à ce jour.

Ces dernières années, les Lions oscillent entre milieu et bas de tableau continental. De la 5e place obtenue à plusieurs reprises (2002, 2004, 2014, 2016) aux 12es rangs enregistrés en 2020 et 2022, le Cameroun peine à retrouver la constance de ses heures fastes. A la CAN 2026, sous la houlette de l’entraîneur Bertin Njantou Tabeth, la sélection a toutefois montré un visage contrasté : sévèrement battue par la Tunisie (22-41), elle a su réagir avec caractère face au Kenya (28-24), illustrant une force mentale encore intacte. Appuyée sur une défense rugueuse, l’équipe camerounaise se définit aujourd’hui comme une puissance en reconstruction. Les propos des acteurs traduisent une volonté de capitaliser sur l’expérience accumulée aux CAN et aux Jeux africains pour redevenir un outsider crédible. Plus qu’un simple participant, le Cameroun cherche désormais à redevenir un prétendant.

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Aimé Sèbio : « Nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité »

Malgré une troisième défaite face au Cap-Vert (24-32), le sélectionneur béninois Aimé Sèbio retient les signes encourageants affichés par ses joueurs à Kigali. Progression collective, confiance retrouvée et projection vers la Coupe du Président, le technicien béninois se montre résolument optimiste.

Le Bénin s’incline pour son troisième match face à une grande équipe, le Cap-Vert, sur le score de 24-32. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?

Nous avons joué contre une équipe qui fait partie du top 3, et ce n’est pas des moindres. Malgré cela, nous marquons 24 buts. C’est d’abord louable. Vous aurez d’ailleurs constaté que l’équipe monte en puissance au fil de la compétition. Comme je l’ai dit hier, l’objectif reste la Coupe du Président, et il est fort probable que nous affrontions le Cameroun demain. Nous allons tout mettre en œuvre pour aller le plus loin possible dans cette Coupe du Président. Le Cap-Vert n’est pas une petite équipe. Notre stratégie était de ne pas jouer dans la précipitation, de prendre tout notre temps, ce qui les énervait. A chaque fois qu’il y avait des montées rapides de balle, vous avez vu comment ils allaient le plus vite possible. Face à une équipe de ce niveau, réussir à marquer 24 buts n’est pas chose facile. C’est une grande nation de handball. Nous, nous revenons après 30 ans d’absence. Il est donc normal d’encourager les joueurs. La progression au cours de la compétition, vous la ressentez vous-même. Je crois que nous allons aborder la Coupe du Président avec sérénité.

Vous avez indiqué que l’équipe monte en puissance, mais on a constaté trois buts d’écart à la mi-temps, puis huit buts d’écart en seconde période. Comment expliquez-vous cela ?

En seconde mi-temps, les consignes n’ont pas été respectées comme elles auraient dû l’être. Vous avez pu constater qu’il y a eu trop de précipitation en attaque. Cela a entraîné beaucoup de pertes de balle. Il y a eu des montées rapides avec des balles perdues. C’est un problème que nous avons identifié. Les consignes avaient été correctement respectées en première mi-temps, mais en seconde période, les joueurs ont décidé d’aller un peu plus vite, ce qui a provoqué de nombreuses pertes de balle.

Comment peut-on aborder cette dernière phase, quand on sait que l’équipe a réalisé un bon match face au Cap-Vert ?

Il faut dire que nous avons déjà amorcé la stratégie que nous allons utiliser contre le Cameroun. Nous y travaillons déjà. Nous avons suivi le match du Cameroun contre le Kenya ou l’Ouganda. Nous nous préparons aussi bien sur le plan offensif que défensif. Nous nous y apprêtons. Nous allons galvaniser le moral des joueurs et je crois que l’objectif sera atteint.

Que faudra-t-il faire avant d’aborder la Coupe du Président ?

Nous aurons des séances vidéo. Il y a des séquences de la seconde mi-temps que nous allons leur présenter, ainsi que celles de la première mi-temps, afin de leur montrer la différence en matière de gestion du jeu entre les deux périodes. C’est très capital.

Entre le premier et le troisième match, on observe une nette amélioration. Comment expliquez-vous cette montée en puissance de l’équipe béninoise ?

C’est ce que l’on appelle la confiance en soi, le fait de croire en ses capacités. Ensuite, je crois que le directeur technique national, Basile Nouatin, et l’encadrement technique ont expliqué aux joueurs qu’ils avaient évolué en dessous de leurs capacités. Nous les avons invités à croire en leurs qualités et à comprendre qu’ils pouvaient faire mieux. Après 30 ans d’absence, lorsque des joueurs arrivent sur une telle compétition, le stress des premiers matchs est normal. Mais lorsqu’on leur montre qu’ils peuvent faire mieux que ce qu’ils ont produit, ils commencent à croire en eux-mêmes. C’est cela qui explique la montée en puissance de l’équipe.

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Warren Justin Pinto : « Nous entrons réellement dans la compétition maintenant »

L’arrière droit béninois Warren Justin Pinto se veut rassurant malgré les trois défaites en autant de sorties à la CAN 2026 de handball. Entre progression collective, apprentissage et ambitions pour la seconde phase, le joueur appelle à l’indulgence et à la confiance autour d’un groupe en pleine construction.

Trois matchs, trois défaites. Néanmoins, on observe une équipe qui monte en puissance…

C’est tout à fait cela. Nous avons montré un tout autre visage par rapport au premier match disputé en début de compétition. Des automatismes commencent à se mettre en place. Même sur le plan défensif, nous commençons à mieux nous comprendre par rapport à notre première sortie. En défense, nous sommes beaucoup plus en place. Nous entrons désormais dans la deuxième phase de la compétition. C’est précisément à ce moment-là que nous nous sommes fixé des objectifs clairs. A partir de maintenant, nous n’aurons plus droit à l’erreur, notamment lors du match que nous aurons demain. C’est une rencontre pour laquelle nous viserons la victoire. Finalement, on peut dire que nous entrons réellement dans la compétition maintenant.

Du premier au troisième match, y a-t-il eu des regrets ?

Je pense que lors du deuxième match contre le Congo, nous pouvons nourrir quelques regrets. Au final, nous nous rendons compte que nous n’étions pas si loin de cette équipe du Congo, avec une défaite 26-22. Il a peut-être manqué quelques détails. Mais quoi qu’il arrive, cela reste une phase d’apprentissage et cela va nous servir pour la deuxième semaine de compétition qui s’annonce.

Quel message adressez-vous au public sportif béninois, qui ne maîtrise pas forcément le handball et qui vient de voir la sélection nationale enchaîner trois défaites ?

Je dirais qu’il faut faire preuve d’indulgence envers notre équipe. Nous arrivons dans cette compétition après 30 ans d’absence du Bénin à la CAN. Nous disposons d’un groupe nouveau, qui n’a pas eu énormément de temps pour travailler ensemble. Nous faisons avec les moyens dont nous disposons et, sincèrement, au regard de l’enthousiasme et de la volonté qui animent ce groupe, je pense qu’il faut réellement être indulgent et essayer de voir tous les aspects positifs de cette équipe.

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27e CAN SENIORS HOMMES, RWANDA 2026 : Isaac Valot se projette sur la suite de la compétition !

Eliminé de la phase principale après trois rencontres disputées face à des adversaires de haut niveau, le pivot béninois Isaac Samuel Ayahi Valot affiche une bonne détermination. A l’aube de la Coupe du Président, il évoque les enseignements tirés de la phase de poules et les ambitions claires du Bénin pour la suite de la compétition à Kigali.

Au terme d’une troisième rencontre, que retenez-vous de cette phase de poules ?

Nous avons disputé des matchs assez compliqués. Nous savions que nous allions évoluer dans un groupe difficile. Il s’agissait de trois équipes qui prétendent à la qualification pour la Coupe du monde, des formations du top 5. Nous savions donc que ce seraient des matchs très relevés. Maintenant, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Ce dimanche, nous entamons la Coupe du Président. Nous allons faire le maximum pour remporter des matchs et pouvoir nous qualifier pour la prochaine CAN.

Nous sortons de la compétition principale pour aborder la Coupe du Président. A quoi peut-on s’attendre ?

Nous allons affronter le Cameroun. Nous savons que c’est une équipe qui va beaucoup se battre sur le terrain. Nous allons donc devoir tout donner, nous aussi, pour répondre au combat et pouvoir gagner le match. Tout au long de cette compétition, nous aborderons les rencontres avec le même état d’esprit que celui que j’ai évoqué au début : tout faire pour gagner, viser un classement dans le top 10 et ainsi nous qualifier pour la prochaine CAN.

La détermination est donc toujours présente ?

Toujours. Nous gardons la tête haute. Nous savons que ce sont des matchs difficiles. Mais c’est désormais une nouvelle compétition qui commence pour nous, et nous allons faire le maximum pour remporter tous les matchs qu’il nous reste à jouer.

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27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : Les Guépards sortent la tête haute face au mondialiste cap‑verdiens

 

La phase de groupe de la 27e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) s’est achevée ce samedi 24 janvier 2026 pour le Bénin. Si le tableau d’affichage de la BK Arena a scellé le sort de la rencontre de ce jour en faveur du Cap-Vert (32-24), il ne saurait occulter le visage conquérant et la détermination affichés par les hommes de Basile Pinto.

Pour mesurer la portée de la performance béninoise, il faut regarder le pedigree de l’adversaire. Face aux Guépards, se dressait une montagne : le Cap-Vert, vice-champion d’Afrique 2022. Avec quatre participations à leur actif et un statut de mondialiste, les « Requins Bleus » font désormais partie de l’élite continentale, portés par une progression fulgurante ces dernières années. À l’opposé, le Bénin signe seulement son deuxième retour sur la scène africaine en trois décennies, un signe fort du renouveau du handball national.

Loin de se laisser impressionner par le palmarès adverse, les Ambassadeurs béninois ont fait preuve d’un sérieux tactique exemplaire. Malgré un début de match difficile, Simbia Sankara et ses coéquipiers ont su maintenir la pression, refusant de sombrer face à la puissance capverdienne. L’entrée de Joël Ahossi dans les buts a été le tournant psychologique de la première période ; ses arrêts de grande classe ont galvanisé une défense solidaire, permettant au Bénin de rester au contact à la pause (14-11). ​Le secteur offensif n’est pas resté en reste. L’efficacité de Charly Sossou, auteur de sept réalisations, couplée au dynamisme de Samsoum -Dine Ganiou et au soutien de Renaud Sokegbé, Rafiou Gomina et Abdou Raouf, a prouvé que le Bénin possède les armes pour rivaliser avec des cadors

​Cap sur la Coupe du Président

Si les trois revers en phase de poules privent le Bénin des quarts de finale, l’ardeur des poulains de Basile Pinto est restée intacte jusqu’à la dernière seconde. Cette expérience face à un récent médaillé d’argent continental est un apprentissage accéléré pour cette jeune équipe en reconstruction. ​L’aventure continue désormais en Coupe du Président. Pour ces Guépards qui retrouvent la lumière africaine après trente ans d’absence, chaque match est une pierre posée pour l’édifice futur. L’objectif reste de continuer à honorer le drapeau national et prouver que le Bénin a bel et bien retrouvé sa place sur la carte du handball africain.

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Portrait – Guépard du jour : Ibrahim Hadi, un talent qui fait rêver tout un peuple !

Calme, travailleur et bien efficace sur le terrain, il fait partie des rares joueurs béninois qui font rêver. À 30 ans, Ibrahim Hadi reste insatiable et continue de faire parler de lui. L’international handballeur béninois évoluant au poste d’arrière gauche et pensionnaire de l’AC Soissons Handball Club en France, depuis quelques mois, connaît un parcours marqué par la résilience.

Formé au Bénin et du haut de son 1 mètre 91, Ibrahim Hadi s’est imposé comme l’un des profils les plus fiables du championnat national. Passé notamment par ASO Volcan, ASPAC HBC, puis Flowers CNSS, il a connu avec ce dernier club, plusieurs saisons de haut niveau, marquées par des titres nationaux et une présence régulière sur la scène continentale, dont la finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions 2024. L’histoire commence pour lui au secondaire, par le biais de l’un de ses professeurs de sport, Rufin Michozounou, qui avait détecté en lui les aptitudes d’un handballeur lors des cours d’EPS. C’est donc ce dernier qui l’a fait intégrer l’équipe du collège Akpakpa Centre de Cotonou.

Ce professeur de sport, qui était simultanément le coach de l’équipe du collège et celui du club de l’ASO Volcan Handball, son club formateur, a changé la trajectoire de sa vie. Après plusieurs tournois scolaires (Uases), Ibrahim Hadi intègre Volcan Handball dans les catégories d’âge. Une étape de sa carrière qui va très vite se concrétiser par une participation au championnat national des catégories d’âge, puis par une sélection en équipe nationale cadette où il deviendra champion de la Zone 2 et 3 à l’issue du Tournoi international de handball (Ouaga 2013).

L’aventure va se poursuivre pour le prodige béninois qui, deux ans plutard, devient deux fois vice-champion du Bénin avec Volcan Handball Club en seniors, puis vice-champion la saison suivante avec la formation de l’ASPAC HBC (Association Sportive du Port Autonome de Cotonou) qu’il rejoint ensuite.

Faisant partie de l’un des meilleurs à cet époque, il rejoint l’année suivante l’équipe de Flowers Handball Club et devient champion du Bénin en 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022. Il termine vice-champion en 2023 avant de renouer avec le titre en 2024. La même année, il crée la sensation avec son club au Championnat d’Afrique des Clubs Champions au Maroc (Laayoune 2024), où il termine vice-champion face à Al Ahly d’Égypte.

Sur le plan international, Hadi est un cadre de la sélection nationale béninoise. Son profil athlétique (1,91 m), sa puissance de tir et sa discipline tactique font de lui un élément régulièrement convoqué lors des compétitions officielles, notamment pour cette 27e Coupe d’Afrique des Nations de handball au Rwanda.

Après avoir conquis le Bénin, Ibrahim Hadi a débarqué en Europe, à Soissons Handball, pour élever son niveau de jeu, s’aguerrir au handball européen et continuer à représenter dignement le Bénin à l’international. Pour le handball béninois, ce transfert est un signe fort que le championnat béninois est capable de peaufiner le talent des joueurs prêts à s’exporter.

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Ali Yaro à la 27e CAN Seniors Hommes, Rwanda 2026 : « Le mouvement sportif est un et indivisible »

Président de la Fédération béninoise de volleyball, Ali Yaro a effectué le déplacement de Kigali pour soutenir la participation historique des Guépards handballeurs à la Coupe d’Afrique des Nations. Entre esprit de solidarité inter-fédérations, lecture lucide des prestations béninoises et reconnaissance de l’appui gouvernemental, le dirigeant sportif livre un témoignage empreint de réalisme et de vision, avec en toile de fond la volonté de capitaliser cette expérience au profit de l’ensemble du sport béninois.

Président de la Fédération béninoise de volleyball, vous êtes à Kigali pour la CAN de handball. Qu’est-ce qui justifie votre présence ?

Je suis à Kigali avant tout pour soutenir la Fédération béninoise de handball. Le mouvement sportif est un et indivisible. Il était important d’accompagner cette fédération, au regard des efforts consentis pour cette participation historique. Il s’agissait également de tirer des enseignements, d’observer la préparation, l’organisation et la participation, afin de capitaliser cette expérience au profit du volleyball, qui ambitionne aussi un retour sur la scène internationale.

Comment appréciez-vous la participation jusqu’à présent ?

Concernant la préparation, je dirais que les choses ont été faites avec les moyens disponibles. Je ne suis pas déçu. Certes, il y a eu deux défaites, mais avec un regard de sportif, les enseignements sont positifs. Face au Maroc, l’équipe a montré beaucoup de cœur en seconde période. Face au Congo, malgré les regrets, la défaite s’est jouée sur des détails. Le très haut niveau se joue sur ces détails. Il faut désormais travailler pour être plus réguliers et continuer à participer à ce type de compétitions. Avec le temps, le Bénin pourra s’installer durablement.

Quel regard portez-vous sur l’appui du gouvernement ?

Il faut saluer l’accompagnement du gouvernement. Sans cet appui, la participation n’aurait pas été possible. Au volleyball, nous bénéficions également de ce soutien, notamment en beach-volley, ce qui nous a permis de participer à des compétitions continentales et même à un mondial. Il nous revient désormais de démontrer que cet accompagnement est mérité, à travers le sérieux dans la préparation, les compétitions locales et les performances internationales.

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